Réchauffement climatique : Boris Johnson affirme être "frustré" par l'inaction des pays riches

Le Premier ministre britannique s'est exprimé lors du sommet sur le climat organisé à l'ONU.

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France Télévisions
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Le Premier ministre, Boris Johnson, parle à des journalistes après un meeting avec le président de l'ONU le 20 septembre 2021 à New York (Etats-Unis). (JOHN MINCHILLO / AFP)

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'est dit, lundi 20 septembre, "de plus en plus frustré" par les pays riches qui n'ont pas tenu leur promesse de financer la lutte contre le changement climatique, lors d'une réunion de dirigeants à l'ONU.

Les pays développés se sont engagés, en 2009 à Copenhague (Danemark), à porter à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 l'assistance aux pays du Sud pour s'adapter aux conséquences du changement climatique. Mais cet objectif est loin d'être atteint : selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le montant de ce financement n'était que de 79,6 milliards de dollars en 2019.

Cette table ronde fait partie du sommet sur le climat organisé à l'ONU et intervient quelques jours après que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a mis en garde contre le réchauffement climatique "catastrophique". Selon un récent rapport de l'ONU, limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5°C est impossible sans une réduction immédiate et massive des émissions de gaz à effet de serre.

Londres va verser 15 milliards de dollars sur cinq ans

"Nous sommes tous d'accord qu'il faut faire quelque chose, mais j'avoue être de plus en plus frustré que ce quelque chose sur lequel beaucoup d'entre vous se sont engagés n'est pas du tout suffisant, a-t-il affirmé lors d'une table ronde avec des chefs d'Etat et de gouvernement en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Ce sont les plus grandes économies du monde qui causent le problème, tandis que les plus petites en subissent les pires conséquences."

Londres, qui a promis de verser 15 milliards de dollars sur les cinq prochaines années, a annoncé lundi que, sur ce montant, 750 millions de dollars seraient alloués à l'aide des pays en développement pour atteindre leurs objectifs en matière d'émissions et mettre fin à l'utilisation du charbon.

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