Plan climat : au bout d'un an d'action de Nicolas Hulot, les associations jugent le bilan insuffisant

Un après les annonces, le ministre de la Transition écologique fait le bilan, vendredi, du "plan climat" du gouvernement. Des résultats positifs pour le ministère, mais insuffisants d'après les associations de défense de l'environnement.

Nicolas Hulot à l\'Elysée à Paris, le 6 juin 2018.
Nicolas Hulot à l'Elysée à Paris, le 6 juin 2018. (ALAIN JOCARD / AFP)

Quel bilan pour le plan climat du gouvernement ? Il y a un an, Nicolas Hulot annonçait une série de mesures pour lutter contre le changement climatique. Le ministre de la Transition écologique et solidaire fait le bilan, vendredi 6 juillet, d'une année d'action, avec peut-être la présentation de pistes pour la future loi Mobilité.

Le bilan est jugé positif par le ministère avec des mesures ou des engagements comme la fin des hydrocarbures, l'arrêt du projet de Notre-Dame-des-Landes, ainsi que les aides pour changer de voitures, mais cet état des lieux est jugé insuffisant par les associations de défense de l'environnement.

Nicolas Hulot "sincère" mais "isolé"

Audrey Pulvar, la porte-parole de l'ancienne Fondation Nicolas Hulot, aujourd'hui appelée Fondation pour la nature et l'homme, estime que le ministre de la Transition écologique et solidaire est toujours un peu seul. "C'est bien de dire 'make our planet great again' mais c'est encore mieux de donner au ministère de la Transition écologique et solidaire toute son ampleur. Or, on a bien vu à quel point des arbitrages importants ont été perdus. On voit bien comment Nicolas Hulot, bien qu'étant toujours aussi sincère, à quel point il est isolé parfois au sein du gouvernement", explique Audrey Pulvar.

"Des signaux contradictoires sur la question du climat"

L'autorisation de la raffinerie de Total qui va tourner à l'huile de palme ne va pas arranger la déforestation mondiale et donc le climat de la planète. Pour Morgane Créach du Réseau Action Climat, ce n'est pas la seule contradiction du gouvernement. "On a l'abandon de Notre-Dame-des-Landes d'un côté, mais de l'autre côté, on a eu deux autorisations pour construire de nouvelles autoroutes à Rouen et Strasbourg. Donc, on nage encore dans des signaux contradictoires sur la question du climat", précise Morgane Créach.

Les associations observent que, comme les autres, ce gouvernement se fixe des objectifs à long terme, ambitieux, mais qu'il a du mal à faire des efforts tout de suite. Elles attendent maintenant de voir ce que contient la loi Mobilité. Les transports sont un levier énorme puisque c'est le secteur qui émet le plus de gaz à effet de serre.