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Marches pour le Climat : "Ça me fait plaisir de voir tous ces gens dans la rue qui poussent pour dire que le climat n'attendra pas", se réjouit Grégoire Fraty

Ancien citoyen de la Convention citoyenne pour le climat et co-fondateur de l'Association des 150, Grégoire Fraty se réjouit sur franceinfo de la mobilisation en France dimanche pour le climat.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Une manifestante tient une pancarte sur laquelle on peut lire "Une vraie loi sur le climat pour demain" lors de la Marche pour le climat  à Nantes (Loire-Atlantique), le 9 mai 2021. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)

"Ça me fait plaisir de voir tous ces gens dans la rue qui poussent, sans couleur partisane, pour dire que le climat n'attendra pas", a déclaré dimanche 9 mai sur franceinfo Grégoire Fraty, ancien citoyen de la Convention citoyenne pour le climat, co-fondateur de l'Association des 150 (qui réunissait l'ensemble des citoyens tirés au sort), alors que 160 marches pour le climat ont eu lieu dans toute la France. Le projet de loi Climat et Résilience a été voté mardi 4 mai à l'Assemblée nationale. Il est insuffisant, selon les manifestants. Il sera examiné par le Sénat du 15 au 29 juin, après son passage en commission les 2 et 3 juin.

>> Marches pour le climat : des milliers de personnes rassemblées pour dénoncer le manque d'ambition du projet de loi

franceinfo : Êtes-vous satisfait par ces mobilisations ?

Grégoire Fraty : Cela fait plaisir de voir les citoyens se mobiliser sur cette question et ils ne viennent que redire ce qu'on essaye de dire depuis plus de 18 mois. Cela me fait plaisir parce qu'on sent que le politique a besoin de coups de pouce pour aller plus loin, pour aller plus vite et aujourd'hui c'est le constat qu'on peut faire sur cette loi climat. Elle va dans le bon sens, il y a des bonnes choses dedans mais on a envie qu'elle puisse avoir plus d'ambition. Donc ça me fait plaisir de voir tous ces gens dans la rue qui poussent, sans couleur partisane, pour dire que le climat n'attendra pas.

Comprenez-vous que tout ce qui a été proposé par la Convention citoyenne pour le climat ne pouvait pas être repris ?

Je suis un peu frustré parce que certaines propositions auraient pu passer aujourd'hui. Certaines mesures méritaient d'être articulées un peu différemment mais certaines ont été totalement vidées de sens. C'est le cas de celle sur la régulation de la publicité : on demandait une nouvelle loi Evin sur les produits les plus polluants et il n'y a pratiquement rien eu. Sur d'autres mesures, comme la rénovation des logements, les chèques alimentaires, on a été écoutés. Donc, la seule chose qu'on dit c'est qu'on a des objectifs ambitieux, ce sont les accords de Paris, il va falloir les respecter.

"Il va falloir qu'on aille plus loin que ce qu'on fait aujourd'hui, même si ce qu'on fait aujourd'hui, on est obligé de l'admettre, va dans le bon sens."

Grégoire Fraty, ancien citoyen de la Convention citoyenne pour le climat

à franceinfo

Le référendum pour inscrire la protection du climat dans la Constitution pourrait ne pas avoir lieu. Est-ce que vous y croyiez encore ?

J'ai envie d'y croire parce que ce serait une opportunité folle de pouvoir rassembler tous les Français autour de la question climatique. Après, on savait que ce serait compliqué. Pour que le référendum ait lieu il faut que le Sénat et l'Assemblée nationale se mettent d'accord. L'Assemblée nationale a joué le jeu mais le Sénat fait des contre-propositions un peu farfelues. Donc, la proposition qui va revenir du Sénat risque de ne pas satisfaire les citoyens et donc la majorité. J'espère que le Sénat prendra ses responsabilités et qu'il laissera l'opportunité aux citoyens de le faire et de pouvoir participer à la vie publique.

Est-ce que vous comptez sur les élections régionales pour faire appliquer au niveau local certaines de vos propositions ?

Oui, cela me fait plaisir de voir qu'on a beaucoup de citoyens de la Convention citoyenne qui s'engagent sur les élections régionales parce qu'une grande partie de nos mesures ne sont pas d'application nationale. Il va falloir que nos communes, nos départements, nos régions s'engagent autour de propositions écologiques parce qu'il y a beaucoup de choses à faire.

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