L'aventurier français Benoît Lecomte se lance à nouveau dans une traversée de l'océan Pacifique à la nage

Il avait été contraint de suspendre son aventure début août en raisons des typhons. Avec cette traversée, il souhaite alerter sur la pollution des océans, envahis de plastique.

Le nageur Benoît Lecomte lors du lancement de sa traversée de l\'océan Pacifique, le 5 juin 2018, à Choshi au Japon.
Le nageur Benoît Lecomte lors du lancement de sa traversée de l'océan Pacifique, le 5 juin 2018, à Choshi au Japon. (MARTIN BUREAU / AFP)

Benoît Lecomte est reparti, mercredi 22 août, à l'assaut de Pacifique. Le Français a repris sa traversée de l'océan à la nage, une tentative inédite qu'il avait été contraint de suspendre début août à cause de typhons. L'aventurier, entouré d'une équipe de neuf personnes, a profité d'une fenêtre météo favorable pour repartir en mer et rejoindre l'endroit exact où il avait dû suspendre son pari. Le procédé est autorisé par le Guinness des records, selon un membre de son entourage. Parti du Japon, Benoît Lecomte veut rallier la Californie.

"De retour dans l'eau aujourd'hui! Après avoir évité un typhon, nous sommes enfin revenus au point de nage et nous continuons avec #TheSwim", a tweeté en anglais ce nageur marathonien, en accompagnant son message d'une photo de lui en combinaison de néoprène, au milieu de l'océan. Benoît Lecomte a déjà parcouru au total 800 km, en nageant huit heures par jour, avant que la météo ne le force à rebrousser chemin. 

Objectif : alerter sur la pollution des océans

"Ben" Lecomte, architecte français installé aux Etats-Unis depuis plus de vingt-cinq ans, était parti le 5 juin d'une petite plage de l'est du Japon après une préparation physique et mentale longue de sept ans. L'objectif de sa mission reste d'alerter sur la pollution des océans envahis de plastique. Le nageur de 51 ans n'en est pas à son premier exploit. En 1998, il était devenu le premier homme à traverser l'Atlantique à la force de son corps, sans planche, au nom (à l'époque) de la lutte contre le cancer.

Cette fois, il a jeté son dévolu sur le Pacifique et espérait initialement atteindre sa destination, San Francisco, à quelque 9 000 km du Japon, en six à huit mois. Il est accompagné de chercheurs qui effectuent plus d'une douzaine d'analyses sur l'océan et le corps humain pour 27 institutions scientifiques, pour la plupart américaines. Tout au long du parcours, ils prélèvent des échantillons de déchets plastiques.