Golfe du Lion : la lutte contre l'érosion

En France, chaque année, le littoral est grignoté de un à deux mètres dans le Golfe du Lion. Les municipalités tentent de ralentir le processus.

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FRANCE 2

Des plages de sable qui reculent de un à deux mètres chaque année, des dunes attaquées par les tempête : dans le golfe du Lion, les vacanciers ne reconnaissent plus leurs plages. "Quand j'ai vu l'état de la plage, j'en ai pleuré, car ce n'était plus la plage de mon enfance", explique une touriste. La tempête cet hiver a fait des dégâts : pour la maire de Portiragnes (Hérault), stopper l'érosion est un combat permanent. Un peu plus loin, Vias (Hérault) est la plage la plus menacée par l'érosion. Ce représentant de l'État a pour mission de protéger le littoral et ses habitants de risque de submersion : "On a racheté les mobil-homes et on les a supprimés. Il reste pas mal de choses à faire, enlever les campings et les habitats privés, mais c'est compliqué", explique Laurent Montel. Treize campings et 150 maisons à reculer ou à supprimer. La famille d'un retraité vit ici depuis les années 1950 et c'était bien différent. Aujourd'hui, il n'y a plus de plage et la mer arrive aux pieds de la falaise, mais pas question de partir, il se bat contre l'État et la région qui veut l'exproprier.

Relocaliser et effectuer des travaux

À Vias, relocaliser pourrait durer des années. Lutter contre l'érosion est plus simple lorsqu'il n'y a pas d'habitations, comme à Sète (Hérault), où il a fallu 12 ans de travaux et 55 millions d'euros pour sauver le lido. La route a été déplacée plus loin de la mer et cette langue de sable de 22 kilomètres qui menaçait de disparaître est maintenant sauvée. "On perdait régulièrement un mètre de plage par an lors de chaque tempête, actuellement le cordon dunaire est stabilisé", explique le maire de Sète. La clef du succès : de gros boudins remplis de sable installés au large, qui atténuent la houle et les vagues. D'autres ont choisi d'adapter leur façon de vivre. À Gruissan (Aude) des chalets sur pilotis permettent de faire face aux risques. Pour s'adapter, la région a même imaginé d'habiter sur l'eau, dans des maisons flottantes. Ces habitats flottants, qui existent déjà en Guadeloupe, devraient héberger des touristes dès l'été prochain. Une des solutions pour faire face à la montée des eaux.

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Des vacanciers sur la plage de Cassis (Bouches-du-Rhône), le 7 mai 2017.
Des vacanciers sur la plage de Cassis (Bouches-du-Rhône), le 7 mai 2017. (CAVALIER MICHEL / HEMIS.FR / AFP)