Gard : des inondations plus fréquentes et intenses ?

Ce sont quatre mois de pluie qui sont tombés en 24 heures dans le Gard. Ces épisodes cévenols sont récurrents. Ils risquent d’être "de plus en plus fréquents et violents", a affirmé, dimanche 20 septembre, Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique.

FRANCEINFO

De mémoire de Gardois, il faut remonter loin, plusieurs décennies en arrière, pour connaître pareil déluge à celui qui s’est abattu sur la région vendredi 18 et samedi 19 septembre. Pourtant, les habitants des villages cévenols sont habitués chaque année à de très violents orages, charriant leur lot d’inondations, mais pour l’un d’entre eux, Bernard Sales, qui habite à Tornac (Gard), le phénomène devient de plus en plus fréquent. "Il fait tellement chaud l'été", constate-t-il.

Une intensité exceptionnelle

Les fortes températures sont l'une des causes des épisodes cévenols. Ils prennent leur source dans une mer Méditerranée particulièrement chaude. Des masses d’air chargées d’humidité se dégagent, remontent en altitude et rencontrent des masses d'air froid. Résultat : d’importantes précipitations qui viennent gonfler les cours d’eau.

De tels orages sont bien connus des météorologues, mais ce dernier épisode méditerranéen a surpris par son intensité sur une courte durée. "Ce qui a été remarquable, c'est surtout le cumul de 360 mm en l'espace de trois heures. Si cette valeur est confirmée, ce sera un record d'intensité pour la France", indique Jérôme Cerisier, prévisionniste DTN. Les orages cévenols d'une telle violence risquent de se répéter plus fréquemment à l'avenir, selon le climatologue Robert Vautard. Autre conséquence du réchauffement climatique : ces épisodes cévenols peuvent désormais survenir dès le mois de juin.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une rue inondée, le 10 septembre 2005 au Cailar, dans le Gard.
Une rue inondée, le 10 septembre 2005 au Cailar, dans le Gard. (DOMINIQUE FAGET / AFP)