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Laurent Fabius : "La détérioration climatique risque d’être plus forte et plus rapide que ce que la plupart imaginent"

L'ex-ministre français des Affaires étrangères tire la sonnette d'alarme à la veille de l'ouverture de la COP22 à Marrakech (Maroc). 

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France Télévisions
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Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, lors d'une conférence de presse à Paris le 3 octobre 2016.  (YANN KORBI / CITIZENSIDE / AFP)

"Il y a alerte rouge." Laurent Fabius, qui a présidé la COP21 à Paris, tire la sonnette d'alarme sur le réchauffement climatique, dans une interview au Journal du dimanche du 6 novembre. Trois jours après l'entrée en vigueur de l'accord de Paris et à la veille de l'ouverture de la COP 22 à Marrakech (Maroc), l'ex-ministre des Affaires étrangères estime que "la détérioration climatique risque d’être plus forte et plus rapide que ce que la plupart imaginent".

Moins d'un an après son adoption dans la capitale française par 195 pays, le premier accord mondial pour éviter un emballement des dérèglements climatiques est entré en vigueur vendredi.

"Notre maison continue de brûler"

"L’accord de Paris est une réussite exceptionnelle, mais ce n’est pas assez (...). Il faut donc à la fois appliquer concrètement cet accord et accélérer : la prochaine grande étape doit être 2018", ajoute le président du Conseil constitutionnel.

"Heureusement, il existe des signes très positifs. L’entrée en vigueur rapide de l’accord, avant la COP22 de Marrakech, en est un. Positifs aussi, deux accords mondiaux intervenus en octobre : celui limitant l’émission de gaz à effet de serre dans l’aviation civile, et celui sur les HFC qui réduit pour la première fois l’utilisation de ces gaz très polluants", poursuit Laurent Fabius.

"Jacques Chirac avait dit dès 2002 : 'Notre maison brûle et nous regardons ailleurs'. Aujourd’hui, je dirais : 'Nous ne regardons plus ailleurs. Nous agissons dans la foulée de l’accord de Paris. Mais notre maison continue de brûler'", prévient l'ancien ministre.

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