COP21 : Pour Hollande, "le sort de l'humanité est à l'ordre du jour de cette conférence"

"L'histoire jugera sévèrement les chefs d'Etat et de gouvernement si, en décembre, ils ont manqué ce rendez-vous", prévient le président, dans un entretien publié lundi dans "20 Minutes".

François Hollande, lors d\'une conférence de presse, à Bruxelles (Belgique), le 29 novembre 2015.
François Hollande, lors d'une conférence de presse, à Bruxelles (Belgique), le 29 novembre 2015. (THIERRY CHARLIER / AFP)

A quelques heures de l'ouverture de la 21e Conférence des parties (COP21) sur le climat, au Bourget, le président français, François Hollande, affirme que "c'est le sort de l'humanité qui est à l'ordre du jour" de la conférence, dans un entretien accordé à 20 Minutes, publié lundi 30 novembre.

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"Après les attentats survenus en France, nous devons traiter l'urgence et répondre au défi terroriste, mais aussi agir pour le long terme", prévient le président de la République. François Hollande souligne que "plus de 150" chefs d'Etat seront "réunis au même moment au même endroit", pour "réaffirmer leur solidarité à l'égard de la France" et pour "prendre leurs responsabilités face au réchauffement de la planète."

"C'est pour la jeunesse que se tient la COP21"

"Et l'histoire jugera sévèrement les chefs d'Etat et de gouvernement si, en décembre 2015, ils ont manqué ce rendez-vous", assène-t-il. Et d'ajouter, qu'en cas d'échec de la COP21, "tous les pays du monde", en assumeraient la responsabilité. "Et notamment les plus gros émetteurs de CO2."

"C'est pour la jeunesse que se tient la COP21. Il s'agit de réduire le réchauffement de la planète d'ici à la fin du siècle et nous savons bien que si nous sommes au-delà de 2°C, la vie de nos enfants et de nos petits-enfants sera plus difficile et plus dangereuse", explique le chef de l'Etat.

Ce dernier attend "un accord". Ensuite, "cet accord doit nous mettre sur une trajectoire qui évite le réchauffement de plus de 2°C de la planète d'ici à la fin du siècle. Aussi, il est indispensable que soient révisés périodiquement les engagements des pays. Enfin, nous devons dégager des financements abondants pour permettre des investissements dans les pays les plus vulnérables au changement climatique", détaille le président français.