Carte Paris, Lille, Toulouse, Lyon, Grenoble, Bordeaux… Visualisez l'îlot de chaleur dans votre zone urbaine

Grâce aux données du projet MApUCE, porté par des chercheurs du CNRS et de Météo France, franceinfo vous propose une visualisation inédite de l'îlot de chaleur urbain dans 17 zones urbaines françaises.

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France Télévisions
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Temps de lecture : 3 min.
Franceinfo vous propose de découvrir la carte de l'îlot de chaleur dans 17 villes choisies parmi les 42 aires urbaines étudiées par les chercheurs. (ELLEN LOZON / BRICE LE BORGNE / MATHIEU LEHOT / FRANCEINFO)

Habitez-vous dans une zone où l'îlot de chaleur urbain (ICU) est fort ? C'est sans doute la question que vous vous posez après avoir lu notre série d'articles consacrée à ce phénomène qui surchauffe les villes en période de forte chaleur. Grâce aux données du projet MApUCE, une simulation climatique très détaillée mise au point par des chercheurs du CNRS et de Météo France, franceinfo vous propose de découvrir la carte de l'îlot de chaleur dans 17 villes choisies parmi les 42 aires urbaines étudiées par les chercheurs.

>> INFOGRAPHIES. Canicule : comment l'îlot de chaleur urbain transforme nos métropoles en fournaises

Ce phénomène désigne la différence de température entre une ville, plus chaude, et la campagne qui l'entoure, plus fraîche. C'est donc une mesure relative, exposée en degrés : on parle par exemple d'un îlot de chaleur de +3 °C. Il n'est pas le seul déterminant de la température d'une ville, qui dépend d'abord de la température ambiante de la région. Un îlot de chaleur de +2 °C degrés à Lille ou à Montpellier ne se traduit pas par la même température finale s'il fait 15 °C dans le Nord et 21 °C dans l'Hérault.

>> Cinq questions pour comprendre l'îlot de chaleur urbain et les moyens d'y faire face

L'intensité de l'îlot de chaleur urbain est classée en quatre catégories : négligeable (jaune, moins de 2 °C), non négligeable (orange, entre 2 et 3 °C), forte (rouge, de 3 à 6 °C) et très forte (violet, plus de 6 °C). Pour les scientifiques, il faut agir dès la barre des 2 °C dépassée. "Nous appelons la classe de 2 à 3 °C 'zone de basculement'. Cela signifie que si l'on n'y prête pas attention dans les années à venir en termes d'aménagement, elles risquent de devenir des zones à îlot de chaleur intense", met en garde Julia Hidalgo Rodriguez, chercheuse en climatologie urbaine à l'université de Toulouse. Certaines zones, plus fraîches que la température ambiante, forment des îlots de fraîcheur.

Mode d'emploi : nous avons sélectionné 17 zones urbaines parmi les 42 du projet MApUCE. Vous pouvez parcourir ces cartes en utilisant le menu déroulant. A la fin de l'article, vous trouverez un tableau recensant la valeur maximum de l'îlot de chaleur pour les 1 742 communes du projet.

Paris

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Lyon

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Toulouse

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Bordeaux

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Lille

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Belfort

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Clermont-Ferrand

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Dijon

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Grenoble

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Montpellier

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Mulhouse

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Nantes

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Orléans

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Pau

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Reims

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Saint-Etienne

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Toulon

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Consultez la valeur de l'îlot de chaleur dans votre commune

Note méthodologique : le projet MApUCE est le fruit d'une collaboration entre sept laboratoires, le Centre national de recherches météorologiques, le Laboratoire interdisciplinaire solidarités, sociétés, territoires de Toulouse et le Laboratoire de recherche en architecture de Toulouse, le Laboratoire interdisciplinaire d'études urbaines d'Aix-en-Provence, le Laboratoire des sciences et techniques de l'information, de la communication et de la connaissance de Vannes, le Laboratoire techniques, territoires et sociétés de Marne-la-Vallée et le Laboratoire littoral, environnement et sociétés de La Rochelle. La Fédération nationale des agences d'urbanisme, composée de 52 agences, faisait également partie de ce partenariat de recherche interdisciplinaire.

Les données sont le résultat d'une simulation, réalisée avec un modèle atmosphérique, à l'échelle de carrés de 250 m sur 250 m, par Robert Schoetter, chercheur à Météo France. Les caractéristiques des villes sont modélisées à l'aide de 64 indicateurs, parmi lesquels la hauteur des bâtiments, le nombre d'habitants ou l'occupation du sol. Vous trouverez le détail de cette démarche dans ces deux articles scientifiques (ici et ). Franceinfo remercie Erwan Bocher, Julia Hidalgo Rodriguez, Valéry Masson et Najla Touati pour leur aide précieuse dans la réalisation de ces infographies. 

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