Mars One : coloniser la planète rouge, projet lancé

a revoir

Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 19/01/2014Durée : 00h28

Laurent Delahousse : Merci Jean-Louis Borloo.

Enquête sur la société néerlandaise Mars One, dont le projet a fait tourner la tête de milliers d'anonymes: être présélectionné pour coloniser la planète rouge en 2025. 200.000 candidats a travers le monde ont présenté leur candidature. 22 Français ont été retenus. Ils vont subir des tests. Le projet n'est-il pas une simple utopie.

C'est un drôle de village vacances à plus de 55 millions de km. Mars One, projet à peine croyable, surtout à la vue de ces locaux, près d'Amsterdam. 8 personnes travaillent a la colonisation de la planète rouge. Le patron y croit dur comme faire. Dix ans suffiront selon lui pour transformer ces images de synthèse.

Ça va être un projet très ambitieux mais on pense pouvoir le faire. On pense que c'est possible techniquement et financièrement.

Ils sont allés chercher les équipes sur internet avec cette publicité.

Médecin, pilote, ou coiffeur, le métier de Christine Cadren. A 45 ans, cette mère de famille fait partie des 1058 finalistes pour 24 places. Sa motivation: changer de vie. Même si elle sait qu'une fois sur Mars, aucun retour n'a été prévu.

Ça ne vous fait pas peur.

Non. Si j'attends 2025, j'aurais 56 ans. Le temps qu'il me reste à vivre, il faut que je le vive comme j'ai envie.

La fondation estime le coût total à 4,5 milliards d'euros, financé par une campagne de souscription, des ventes de produits dérivés ou même une émission de téléréalité. Un budget qui fait sourire la communauté scientifique. La Nasa estime le même projet à 150 milliards d'euros. 33 fois plus. Le prix à payer à un environnement presque sans oxygène par.

60 degrés.

Il faut amener les modules d'habitation, de travail, les véhicules pressurisés, une centrale électrique, tout ça, avant que l'homme arrive.

Qu'importe, cet autre finaliste, Ludovic Klein-Capelle rêve d'un ticket pour Mars depuis toujours. Pour lui, même si la mission n'aboutissait pas, il en restera quelque chose.

C'est une bonne utopie: la recherche de nouvelles sources d'énergie, d'habitats autonomes.

Comme les autres, le candidat devra passer des tests, avant de pouvoir partir.

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