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Marne : des ouvriers menacent d'incendier leur usine

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France Télévisions

L. Delahousse : Merci. N'oubliez pas, je vous donne rendez-vous dimanche soir dès 18h50 pour la soirée spéciale municipales. Menace des ouvriers du sous-traitant automobile Bosal dans la Marne. Après la liquidation de leur entreprise, ils affirment qu'il mettront le feu à l'usine s'ils n'obtiennent pas de meilleurs primes.

Sur les grilles de l'entrée, ils ont dressé des bonbonnes de gaz et à l'intérieur du site, un grand bûcher fait de palettes prêtes à s'enflammer. Les ouvriers de cette usine l'affirment: ce détonateur n'a rien d'une plaisanterie.

On menace de tout faire sauter si on n'obtient pas ce qu'on a demandé.

Les 58 ouvriers viennent d'être licenciés avec 8.000 euros d'indemnité, ils veulent obtenir trois fois plus. Ce bûcher, c'est leur moyen de pression.

Que ça parte en fumée, on a déjà tout perdu donc on n'a plus rien à perdre.

L'entreprise, filiale d'un groupe néerlandais, fabriquait des coffres de toit pour des véhicules, mais avec la crise, l'activité s'est effondrée. Liquidée, l'usine est plongée dans le silence depuis un mois. José n'a rien oublié de ses gestes répétés pendant 26 ans. Aujourd'hui, il s'avoue un peu perdu.

L'avenir ne va pas être tout rose. Dans le coin, il n'y a plus de métallurgie, plus rien. J'ai 47 ans. Déjà qu'à 40 ans, on est trop vieux.

L'espoir des salariés, c'était de reprendre le site pour créer une société coopérative mais la direction leur demande 5 millions d'euros pour le rachat du bâtiment. inabordable pour ces ouvriers. Contacté, le groupe se refuse à tout commentaire. Les salariés de Bosal, eux, affirment qu'ils se relaieront tout le week-end pour occuper leur usine.

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