Logement étudiant : astuces et difficultés

a revoir

Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 07/09/2014Durée : 00h30

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Voilà l'appartement.

Pour Antoine, la pression monte. Originaire de Rouen, cet étudiant n'a plus que deux semaines pour trouver un toit en banlieue parisienne.

Il y a beaucoup de demandes, c'est le rush, on se retrouve à 20 ou 30 à visiter les mêmes apparts. Il y a aussi une petite méfiance des bailleurs qui se disent que les étudiants vont faire de grosses soirées ou partir dans un an à l'étranger.

Antoine dispose de 500 euros pour se loger. Un budget serré, d'autant qu'à chaque visite, on lui demande de plus en plus de documents.

Les fiches de revenus des parents, l'imposition des parents, la taxe foncière, les RIB.

Pour vivre dans un appartement plus grand, il opte pour la colocation. Il a trouvé un autre étudiant pour partager son logement, mais pas simple de convaincre les agences.

Pour deux étudiants en colocation.

C'est ça. Mais sur le bail, je serai tout seul. Ils ne veulent pas trop de colocations, car ils ont peur que quand un colocataire part, ils se retrouvent avec une partie du loyer non payée ou que l'on parte rapidement.

Aujourd'hui, deux étudiants sur trois ne vivent pas chez leurs parents et cherchent donc un logement à la rentrée. Résultat, des files d'attente interminables devant les biens à louer. Et tous ces candidats n'ont qu'une idée en tête: trouver l'appartement le moins cher possible. Le loyer, c'est plus de 50% du budget d'un étudiant. Alors pour éviter de payer un hébergement, certains ont trouvé d'autres solutions, comme Pauline, qui vient de Bastia pour un stage dans la région nantaise. Elle va passer un an chez la famille Godec. Ici, le logement est totalement gratuit. En échange, ses parents en Corse proposent d'accueillir un étudiant dans son ancienne chambre, grâce à un site Internet.

C'est ma chambre à Bastia. Pour pouvoir proposer cette chambre-là à des étudiants qui auraient besoin de venir en Corse pour étudier.

Seule dépense, elle participe aux frais pour la nourriture et doit suivre certaines règles.

On lui demandera d'entretenir sa chambre et de respecter des règles de vie qu'on a à la maison, comme ne pas fumer.

En contrepartie de cette chambre fournie gracieusement à Pauline, leur fils pourra lui aussi l'année prochaine être accueilli dans une famille près de son université.

A Paris, vous avez peut-être croisé aujourd'hui ce convoi exceptionnel, réplique des célèbres taxis de la Marne qui, il y a 100 ans, avaient été réquisitionnés pour acheminer des soldats français sur le front. Une dizaine datant de l'époque sont partis de l'esplanade des Invalides et ont emprunté le même itinéraire qu'il y a un siècle.

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