Invitée : Frédérique Agnès : "100 ans de combats pour la liberté des femmes"

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 02/05/2014Durée : 00h50

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

C'est une chef d'entreprise qui se passionne pour la place des femmes dans la société. Elle participe à la réflexion du laboratoire de l'Egalité et sort un livre : "100 ans de combats pour la liberté des femmes". Voici l'invitée des Cinq Dernières Minutes, Frédérique Agnes. Bonjour et merci d'être là. On vous invite a l'occasion du 70e anniversaire du droit de vote accordé aux femmes. Dans ce livre, vous retracez les 100 ans de combats pour les libertés des femmes. C'est publié chez Flammarion. Pourquoi est-ce si important pour vous, chef d'entreprise ? Cela aurait pu suffire à occuper vos journées déja bien remplies.

Frédériqué Agnés : oui car il y a 5 ans, je pensais que ce sujet dé l'égalité était réglé. J'ai découvert 3 garnd chiffres consternants. Je me suis dit que j'avais tout loupé. Je me suis intéressée a cette histoire en pensant pouvoir apporter ma pierre a Iédifice.

Elise Lucet : On va feuilleter ce livre passionnant avec vous. Cette marche pour la liberté des femmes débute avec la guerre 14/18, où elles prennent une autre place, par la force des choses.

Frédérique Agnes : En 1914, les hommes partent au front, les femmes les replacent. Toute la société se transforme. Dans l'usine, elles sont infirmière, factrice, elles soignent les malades et prennent goût au travail.

Elise Lucet : Difficile, après tout ce qu'elles ont fait pour la nation, de les renvoyer chez elles faire la lessive.

Frédérique Agnès : C'est ce qui s'est passé, et les divorces ont explosé. Ça a semé l'envie de participer à la vie de son pays.

Elise Lucet : Le droit de vote des femmes, il y a 70 ans, marquera un changement profond.

Frédérique Agnès : Il y aura la 2e guerre. Elles auront pris beaucoup de risque pour défendre la France contre le nazisme. De Gaulle y sera sensible et malgré l'opinion il leur donnera le droit de vote. Elle deviendront électrices et elligibles en 1944.

Elise Lucet : Après, il y a ce que vous appelez les grands manifestes, des mobilisations qui ont bousculé la société ? Celui des "343 salopes", qui diront je me suis fait avorter. C'était la une du Nouvel observateur dans une période où elles risquaien,t beaucoup.

Frédérique Agnes : Celui de 331 médecins qui disent pratiquer des avortements. De l'autre ces des hommes, médecins qui assument avorter des femmes.

Elise Lucet : Les personnalités qui ont fait avancer la cause des femmes sont passées en revue dans votre livre. Vous en retenez deux pour cette interview: Simone Veil pour la loi sur l'avortement et Yvette Roudy qu'on oublie souvent, mais à tort.

Frédérique Agnès : Yvette Roudy est pour moi l'une des plus grandes dames de ce combat. J'ai une affection particulière pour Yvette Roudy. Il y a 30 ans elle faisait avancer le droit des femmes. Elle luttait contre els stéréotypes dans la publicité. Et je me suis rendue compte que je faisais les mêmes constats qu'elle.

Elise Lucet : Vous insistez aussi dans le livre sur toutes les anonymes qui ont fait bouger les lignes ? Les jeunes femmes d'aujourd'hui doivent continuer à mener le combat, dites-vous, alors qu'elles ont tendance à penser que tout est réglé.

Frédérique Agnès : Oui, car je l'ai découvert moi à 40 ans! "100 ans de combats pour la liberté des femmes", de Frédérique Agnes et Isabelle Lefort, est publié chez Flammarion.

Le JT
Les autres sujets du JT