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Interview avec Laurent Ruquier

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France Télévisions

Le plus beau compliment qu'on m'ait fait on m'a dit "vous êtes de droite finalement.

Laurent Delahousse : Le danger c'est d'alimenter le "tous pourris".

Laurent Ruquier : Non, carje suis citoyen et que j'aime la politique. Je vote évidemment. Dans notre métier on connaît les résultats avant tous. Au 2e tour, Chirac-Le pen, je n'ai pas voté car j'étais en voyage. Il y a de très bons politiques dans chaque bord.

Laurent Delahousse : La semaine a été riche une nouvelle fois : Bernard Tapie qui se défend et Delphine Batho remerciée.

Laurent Ruquier : C'est au moins une personne dont on sait qu'elle n'est pas dopée.

Laurent Delahousse : Sarkozy va revenir.

Laurent Ruquier : Sarkozy va revenir. IL en a envie.

Laurent Ruquier, homme de télé, de radio, de théâtre. Certains de vos proches reconnaissent que malgré cette énergie, il est bien difficile parfois de percer votre pudeur. Nous avons rencontré quelqu'un qui vous connaît bien.

La scène se passe dans un hôpital psychiatrique en Angleterre. Pour sa 1re télé en 1987, Laurent Ruquier s'offre une mise en pli.

Ça ne fait plus Londres d'un doute.

Cet enfant timide né dans une famille ouvrière du Havre, s'est longtemps cache derrière un micro. Paule Coudert fut pendant 9 ans son assistante sur Europe 1. Elle témoigne de sa vocation précoce.

Il a aimé la radio avant tout. Il faisait ses grilles de programmes. Il était directeur des programmes à 10 ans, peut-être.

De bonnes fées se sont penchées sur sa carrière. Jacques Maillot, Jean Amadou, Pierre Bouteiller ou Jacques Martin.

Saddam Hussein, vous connaissez. Mais connaissez-vous sa dame.

Bonjour madame Hussein.

Quelques années plus tard, c'est lui qui mène la danse. Dans "Rien à cirer", puis dans "On a tout essayé", il réunit des gens très différents, en vrai chef de bande.

C'est comme une équipe de football. Il est un peu capitaine.

A 50 ans, ce touche-à-tout écrit aussi des pièces de théâtre et des chansons, produit des artistes et il est copropriétaire du Théâtre Antoine à Paris.

Sa qualité est d'être un homme très vivant, dans l'action, aux aguets. Son défaut est de ne pas savoir assez prendre le temps. Il commence à savoir le prendre.

Laurent Delahousse : "Il commence à apprendre à se calmer". C'est vrai, il y a une forme de maturité, de sérénité.

Laurent Ruquier : J'ai 50 ans, donc je vois que je m'ameliore physiquement.

Laurent Ruquier : Non, je ne me suis jamais posée tant de questions.

Laurent Delahousse : Votre famille sera toujours la télé.

Laurent Ruquier : J'aime être seul parfois pour écrire. La télévision est un exercice solitaire ausi.

Laurent Delahousse : Cette bande, c'est aussi une grenade dégoupillée.

Laurent Ruquier : à la radio, c'est une récréation. L'émission me ressemble. j'arrive très tôt à Europe 1 pour préparer l'émission.

Laurent Delahousse : Vous arrivez toujours à les réconcilier.

Laurent Ruquier : Ils ne sont pas toujours faciles à réconcilier mais ça fonctionne.

Laurent Delahousse : Votre père travaillait sur le Chantier naval.

Laurent Ruquier : Je suis un enfant de la télé. Un moyen pour moi de sortir de l'ennui. Vous le lui avez reproché. Vous reproduisez le même schéma.

Laurent Ruquier : Oui, je fais comme mon père, je travaille beaucoup. On me reproche d'être trop à droite, trop à gauche.

Laurent Delahousse : Cela vous vous mal a l'aise de gagner de l'argent alors que votre père s'usait sur le chantier? Je me sens coupable par rapport a l'argent. C'est trop et c'est normal de payer des impôts.

Pour vous dédouaner, vous votez à gauche ? Oui, je vote à gauche.

Laurent Ruquier : Plus que la télé , c'était la radio qui était mon intérêt Je ne pensais pas faire une émission à succès sur Inter.

Laurent Delahousse : Ce statut de star du Paf, vous êtes conscient que ça peut être éphémère.

Laurent Ruquier : On a beaucoup d'exemples.

Laurent Ruquier : J'ai vu Jacques Martin vers la fin de sa vie. Jacques Martin était un seigneur de la télé. Il ne faut pas travailler pouer la postérité dans ce métier.

Laurent Delahousse : Au départ,vous n'etiez pas pour le mariage pour tous.

Laurent Ruquier : on a entendu tellement de choses idiotes. Je suis heureux que la loi soit passée. Laurent Delahousse : Vous voulez transmettre votre savoir aux jeunes.

Laurent Ruquier : On a fait connaêtre de nombreux artistes. il n'y aurait pas eu ce tremplin J'ai repris le flambeau. Laurent Delahousse : On vous retrouve sur France2 à la rentrée ? je serai sur France 2 à la rentrée.

Fin de ce journal, merci pour votre fidélité tout au long du week-end. Tout de suite, la météo avec Isabelle Martinet. Suivi du film "Le cercle rouge" avec Alain Delon, Bourvil et Yves Montand. Demain, l'info c'est dès 6H30 dans Télématin. A 13 heures, Sophie Le Saint.

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