La 5G ne présente "pas de risques nouveaux" pour la santé, estime l'Anses

Le rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire publié mardi "conforte les choix du gouvernement sur le lancement de la 5G", affirment plusieurs ministres.

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France Télévisions
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Une antenne-relais permettant la transmission de la 5G à Saint-Martin-de-Seignanx (Landes), le 30 décembre 2020. (MARTIN NODA / HANS LUCAS)

La 5G ne présente "pas de risques nouveaux" pour la santé au vu des données actuellement disponibles. C'est la conclusion de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui a rendu mardi 20 avril un avis très attendu sur la nouvelle génération de réseaux mobiles 5G, dont le déploiement en cours est très controverséL'Anses recommande toutefois de poursuivre les études sur l'exposition aux ondes dans les fréquences actuellement déployées (3,5 GHz) et explique ne pas disposer de données suffisantes pour "conclure" sur d'éventuels effets sanitaires des fréquences 26 GHz, également utilisées pour la 5G mais pas encore attribuées en France.

L'agence estime "peu vraisemblable à ce stade que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquence autour de 3,5 GHz constitue un nouveau risque pour la santé". Concernant l'exposition à la bande des 26 GHz, l'Anses souligne que "à l'heure actuelle, les données ne sont pas suffisantes pour conclure à l'existence ou non d'effets sanitaires".

Une consultation publique à venir

L'avis de l'Agence, saisie début 2019 par le gouvernement, était très attendu alors que le déploiement de la 5G, qui doit permettre un débit décuplé et ouvrir la voie à "l'internet des objets", est très controversé. Dans un communiqué conjoint, les ministres concernés (Ecologie, Economie, Santé, Numérique) ont estimé que le rapport de l'Anses "confort[ait] les choix du gouvernement sur le lancement de la 5G" et se sont engagés à "renforcer les efforts de recherche sur [...] d'éventuels effets sanitaires", notamment sur la bande des 26 GHz.

L'agence recommande pour toutes les fréquences de poursuivre les recherches sur l'exposition aux ondes et ses éventuelles conséquences sanitaires. Elle a par ailleurs décidé de mener une "consultation publique" d'une durée de six semaines sur son avis et le rapport de ses experts. Les deux documents pourront éventuellement être complétés après cette consultation.

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