JO-2024 : "Ce sera une formidable cible pour tous les types d'attaques", prévient l'agence française de sécurité informatique

"Comme les sportifs, on s'entraîne à gérer des crises 'cyber' pour réagir vite, pour maintenir l'activité, pour contrer les attaques", explique son directeur général.
Article rédigé par franceinfo
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Vincent Strubel, directeur général de l'Anssi, le 27 février 2024 sur franceinfo. (FRANCE INFO / RADIO FRANCE)

"Les JO, ce sera un formidable événement, ce sera aussi une formidable cible", donc "il faut qu’on se protège", prévient mardi 27 février sur franceinfo, Vincent Strubel, directeur général de l'Anssi. L'agence française de sécurité informatique (Anssi) est notamment en charge de la protection des 350 entités liées à la compétition, dont 80 critiques.

Il estime que les Jeux olympiques de Paris (du 26 juillet au 11 août) vont être "une cible pour tous les types d'attaques", de la "déstabilisation à l'activiste qui veut passer des messages" en passant par "le crime organisé qui va vouloir faire de l'argent". L'Anssi redoute que les pirates informatiques déclenchent "des attaques très ciblées par exemple contre la cérémonie d'ouverture" pour "nuire à l'image de la France". Vincent Strubel s'inquiète également des attaques non-ciblées perpétrées par "le crime organisé" contre les organisateurs et les participants. Des attaques pour "faire de l'argent", selon lui.

La "pression" sera "encore plus forte que d’habitude" et "on se prépare à ça", rassure le directeur de l'agence, affirmant "être plutôt bien préparé aujourd'hui" face à un risque de cyberattaque. "Comme les sportifs, on s'entraîne à gérer des crises 'cyber' pour réagir vite, pour maintenir l'activité, pour contrer les attaques", a-t-il abondé. "On a travaillé spécifiquement avec tous les acteurs propres aux JO - fédérations sportives, les lieux de compétition", a-t-il expliqué, précisant avoir mené des audits et les avoir accompagnés "pour leur donner un plan d'amélioration de leur sécurité". "On leur a donné un kit d'entraînement pour gérer une crise cyber", a-t-il ajouté.

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