Guevara, le chien "ni pro ni anti-blocus" qui tweete comme une bête pour raconter le blocage de la fac de Tolbiac et "faire marrer ses amis"

Depuis fin mars, ce site de l'université Paris-I est bloqué par des opposants à la loi sur l'accès à l'enseignement supérieur. 

Capture d\'écran de la banderole du compte Twitter parodique du chien Guevara qui tweete le blocage de la faculté de Tolbiac à Paris.
Capture d'écran de la banderole du compte Twitter parodique du chien Guevara qui tweete le blocage de la faculté de Tolbiac à Paris. (TWITTER)

Voilà un twitto qui a du chien. Depuis fin mars, la faculté parisienne de Tolbiac est bloquée par des opposants à la loi Vidal sur l'accès à l'université. Sur Twitter, ce blocage est raconté – sur le ton de l'humour – par un compte parodique : celui de Guevara, "le chien de la commune de Tolbiac" qui lance un "SOS" pour qu'on vienne le libérer.

"Quand j'ai vu le chien sur la vidéo [d''auto-conférence' des étudiants grévistes], j'ai eu l'idée de créer ce compte. Ça m'étonne que personne ne l'ait fait avant moi", raconte à franceinfo l'internaute à l'origine du compte. Il décrit une initiative "bon enfant", "une blague potache, ni pro ni anti-blocus". "J'ai créé ce compte pour faire marrer mes amis", décrit-il.

Il dit d'ailleurs "tout inventer". "Je ne suis pas à Tolbiac, pas étudiant. Je suis trop vieux", explique celui qui refuse de donner son âge. "Je suis un chien, on ne compte pas l'âge pareil", répond-il en riant. Si Guevara ne compte pas les années, il compte les internautes qui le suivent : "Je suis dépassé par les événements. Dix mille followers en 24 heures !", s'étonne-t-il. Malgré ce succès, il regrette les reprises politiques du compte. "Beaucoup de twittos me reprochent d'être à la solde de tel ou tel parti politique. C'est très pénible", écrit-il. Et lorsqu'il se rend compte de sa faute, il corrige en ajoutant : "Pardon, ma patte a glissé."

AG, gluten, sieste, pipi, pet et croquettes

Guevara a débarqué sur le réseau social, vendredi 6 avril, après la diffusion de l'"auto-conférence" dans laquelle des étudiants exposaient leurs motivations, le visage dissimulé derrière des masques bariolés et accompagnés d'un chien. Depuis, Guevara tweete à tout-va et relate d'improbables AG d'étudiants et des débats à n'en plus finir. Le tout au second degré.