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Régulation des influenceurs : 150 stars des réseaux sociaux demandent aux députés de "ne pas casser" leur modèle économique

Le ministre de l'Economie a présenté une batterie de mesures pour réguler un secteur jusqu'ici sans réelles contraintes, basé en grande partie sur le placement de produits.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
L'humoriste et youtubeur McFly à Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 31 mars 2022. (HUGO AZMANI / HANS LUCAS / AFP)

Une proposition de loi pour encadrer leur activité sera examinée la semaine prochaine. Dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche, dimanche 26 mars, des stars comme Enjoy Phoenix, Natoo, McFly ou encore Seb la Frite demandent aux députés de ne pas "mettre à mal une économie florissante".

"Ne cassez pas le modèle vertueux que nous construisons aux quatre coins de la France avec et pour les Français. Comprenez-le, protégez-le, faites-le grandir."

Les signataires de la tribune

dans "Le Journal du dimanche"

"Votre seule boussole doit être la protection des consommateurs des dérives d'une minorité qui se croit tout permis et la préservation de nos activités et des emplois que nous créons", écrivent-ils. Selon eux, parmi tous les créateurs de contenus, une minorité d'"influvoleurs" est "devenue une généralité".

Des "pratiques douteuses" à "dénoncer"

Le petit monde des stars d'Instagram, YouTube et TikTok s'inquiète d'être assimilé à ceux qui sont accusés de tromper les consommateurs. "Arnaques, contrefaçons, pratiques commerciales douteuses, certains ont fait croire ces derniers mois qu'ils étaient représentatifs de notre secteur alors qu'ils ne représentent qu'une minorité. Ce sont leurs dérives que nous souhaitons d'abord dénoncer", insistent les signataires.

"Nous ne sommes pas des panneaux publicitaires ambulants. Nous construisons des histoires, nous racontons des produits parce qu'ils nous plaisent et qu'ils pourraient plaire à notre communauté."

Les signataires de la tribune

dans "Le Journal du dimanche"

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, a présenté vendredi une batterie de mesures pour réguler un secteur jusqu'ici largement sans contraintes. En particulier, il veut soumettre les 150 000 influenceurs français, qui vivent souvent de la promotion de produits, "aux mêmes règles" publicitaires que les médias traditionnels.

Un texte "très maladroit" 

Squeezie, plus gros youtubeur français avec presque 18 millions d'abonnés, s'est désolidarisé dimanche de cette tribune dont il était signataire. "J'ai fait l'erreur de donner mon accord pour que mon nom apparaisse dans une tribune très maladroite, que je n'ai même pas lu avant publication", a-t-il écrit sur Twitter. Selon lui, "des influenceurs à l'origine même du problème (des gens qui ont mis en avant du casino, de la chirurgie esthétique, des escroqueries, etc.)" figurent parmi les signataires.

Le vidéaste Dr Nozman, autre signataire de la tribune, a également réagi, déclarant ne pas avoir été assez "vigilant et consciencieux dans la prise de connaissance de ce texte". Cyprien ou encore Henry Tran ont quant à eux assuré ne pas avoir signé cette tribune. 

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