Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, promet de "réparer" le réseau social et de lutter contre les "fake news"

Dans un message, le fondateur du plus grand réseau social du monde reconnaît que son entreprise a du mal à "faire respecter ses règles d'utilisation et à empêcher les mauvais usages".

Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d\'une conférence à San José (Californie), le 18 avril 2017.
Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d'une conférence à San José (Californie), le 18 avril 2017. (STEPHEN LAM / REUTERS)

Chaque année, Mark Zuckerberg se lance un défi et celui de 2018 s'annonce plus compliqué que de lire 25 livres ou visiter chaque Etat américain : le patron et fondateur de Facebook promet, jeudi 4 janvier, en effet de "réparer" le réseau social, dans le collimateur pour sa difficulté à lutter contre les propos haineux et les "fake news".

"Le monde se sent inquiet et divisé et Facebook a beaucoup de travail à faire, que ce soit pour nous protéger des abus et de la haine, nous défendre contre les ingérences de certains pays ou nous assurer que le temps passé sur Facebook est du temps bien dépensé", écrit le milliardaire sur sa page personnelle.

"Nous faisons trop d'erreurs"

La question de la lutte contre les fausses nouvelles, notamment, est devenue très politique aux Etats-Unis depuis l'élection de Donald Trump fin 2016, la Russie étant accusée par Washington d'avoir cherché à influer sur la campagne en utilisant, entre autres, les réseaux sociaux pour diffuser des "fake news". En France, Emmanuel Macron a récemment promis une loi pour lutter contre ces fausses nouvelles en période électorale.

"Mon défi personnel pour 2018 est de me concentrer sur la résolution de ces questions importantes. Nous n'empêcherons pas toutes les erreurs et tous les détournements [de Facebook] mais nous faisons à l'heure actuelle trop d'erreurs pour ce qui est de faire respecter nos règles d'utilisation et d'empêcher les mauvais usages de nos outils", reconnaît Mark Zuckerberg dans son message.

"Avec l'essor d'une poignée de grosses entreprises technologiques – et avec des gouvernements qui usent de la technologie pour surveiller leurs citoyens – beaucoup de gens pensent désormais que la technologie ne fait que concentrer le pouvoir", estime encore Mark Zuckerberg. Qui promet de se pencher sur la question, mais ne donne pas, dans son long message, de solutions à ces problèmes.