Facebook va mettre fin à la reconnaissance faciale sur sa plateforme

Cette technologie permet notamment d'identifier les personnes présentes sur des photos ou des vidéos postées sur le réseau social.

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France Télévisions
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Une personne photographiée devant le logo du réseau social Facebook, le 17 août 2021. (OLIVIER DOULIERY / AFP)

Facebook fait une croix sur la reconnaissance facile. Le réseau social, qui traverse une de ses pires crises de réputation, a décidé mardi 2 novembre de se passer de cette technologie qui permet, depuis 2010, d'identifier les personnes présentes sur des photos ou des vidéos postées sur la plateforme. Une annonce faite alors que "plus d'un tiers des utilisateurs quotidiens de Facebook ont activé la reconnaissance faciale et peuvent être reconnus", a expliqué Jérôme Pesenti, le vice-président de la société, chargé de l'intelligence artificielle, dans un communiqué (en anglais)

Outre l'arrêt de la reconnaissance faciale active, le réseau social va supprimer les données d'identification numérique accumulées sur plus d'un milliard d'utilisateurs. Cette décision inattendue signifie que certains outils populaires du réseau ne fonctionneront plus. Quand un utilisateur publiera une photo, l'algorithme ne devinera plus les noms des personnes présentes dessus, par exemple.

De "nombreuses inquiétudes"

Meta, la toute nouvelle maison-mère de Facebook, reconnaît que cette technologie peut être utile au quotidien. Mais elle suscite de "nombreuses inquiétudes", d'autant que les autorités n'ont pas encore fourni de "règles claires" sur son usage, a souligné Jérôme Pesenti. "Nous pensons que limiter l'utilisation de la reconnaissance faciale à un nombre de cas limité est approprié".

Ces annonces interviennent alors que Facebook fait face à des vagues d'accusations liées à la fuite de documents internes exfiltrés par une lanceuse d'alerte, Frances Haugen. Ces révélations mettent en lumière les difficultés du réseau social à résoudre les difficultés structurelles auquel il fait face (contenus toxiques sur Instagram pour les adolescents, désinformation qui nuit à la démocratie...). Le géant des technologies s'en défend en mettant en avant ses investissements dans la sécurité ou encore la modération des contenus.

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