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Facebook risque une amende pour avoir dupé l'UE sur le rachat de WhatsApp

Le réseau social a jusqu'au 31 janvier 2017 pour répondre aux "craintes" de Bruxelles.

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France Télévisions
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Les icônes de Facebook et WhatsApp sur l'écran d'un smartphone, le 6 avril 2016. (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

La transaction s'élevait à 17,5 milliards d'euros. Facebook pourrait se voir infliger une amende de plusieurs millions d'euros par la Commission européenne. Les services de la concurrence de Bruxelles accusent le géant américain d'avoir fourni des informations inexactes ou trompeuses sur son projet d'acquisition de la messagerie mobile WhatsApp en 2014. Cela ouvre la voie à une possible amende allant jusqu'à 1% du chiffre d'affaires du groupe américain, qui s'élevait à 17,9 milliards de dollars (17,2 milliards d'euros) en 2015.

Cette procédure n'aura "pas d'incidence" sur le feu vert accordé à l'opération, a cependant précisé la Commission, qui a adressé une "communication des griefs" (sorte d'acte d'accusation dans le jargon européen) à Facebook. Le réseau social a jusqu'au 31 janvier 2017 pour répondre aux "craintes" de Bruxelles.

Le partage des données d'utilisateurs en question

L'enquête concerne le changement de la politique de confidentialité de WhatsApp intervenu en août dernier et qui a permis d'associer les numéros de téléphone de ses utilisateurs aux profils d'utilisateurs de sa maison mère Facebook. Selon la Commission, Facebook avait, lors de l'enquête sur le projet de rachat de WhatsApp, affirmé qu'il ne "serait pas en mesure d'associer automatiquement et de manière fiable les comptes d'utilisateurs des deux sociétés".

Dès le mois de septembre, la Commission a entamé des discussions avec Facebook, qui avait cessé temporairement, en novembre, le partage d'informations avec WhatsApp en Europe.

Dans son communiqué, la Commission conclut mardi que "la possibilité technique d'associer automatiquement les identifiants d'utilisateurs de Facebook aux identifiants d'utilisateurs de WhatsApp existait déjà en 2014". Un porte-parole du groupe américain a dit avoir "bon espoir qu'un examen complet des faits confirmera que Facebook a agi de bonne foi".

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