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Qui se cache derrière ce Mexicain qui meurt dans tous les attentats ?

Cet homme a été présenté comme l’une des victimes de l'attentat d'Istanbul, du crash d'Egypt Air et de l'attaque du club gay d'Orlando. 

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France Télévisions
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Capture d'écran d'un tweet qui présente cet homme comme une victime de l'attentat à l'aéroport d'Istanbul (Turquie), le 28 juin 2016.  (TWITTER)

Il fait un selfie, souriant. La photo d'un homme brun, la trentaine, circule après chaque accident ou attentat ces derniers mois. Il est toujours présenté comme une victime recherchée. Dernière apparition en date, juste après l'attentat meurtrier de l'aéroport d'Istanbul. Selon les Observateurs de France 24, une histoire rocambolesque venue du Mexique se cache derrière ce visage. 

Capture d'écran d'un tweet qui présente cet homme comme une victime de l'attentat à l'aéroport d'Istanbul (Turquie), le 28 juin 2016.  (TWITTER)
Les internautes qui ont fait circuler cette photo après le crash d'EgyptAir ou encore l'attaque du club gay d'Orlando affirment avoir été escroqués par cet homme, pour des petites sommes allant jusqu’à 1 000 dollars, dans une affaire de prêts jamais remboursés. 

"Il ne nous rend pas notre argent"

"Je connais quatre victimes de cet homme, qui est un de mes anciens amis. J’ai porté plainte contre lui au pénal et au civil, raconte l'un d'entre eux aux Observateurs. Comme l’affaire traîne, et qu’il ne nous rend pas notre argent, nous avons décidé de poster des photos de lui sur internet, uniquement pour l’embêter… et ça marche ! Pour nous, l’objectif, c’est que son visage soit connu du monde entier et que sa réputation soit ruinée."

L'intéressé donne une autre version : "Ma photo circule partout à cause de quelqu’un qui a eu envie de faire une plaisanterie après un litige… Maintenant, j’apparais dans plusieurs histoires que tout le monde retweete. J’ai demandé aux médias comme la BBC et le New York Times de supprimer ma photo, mais ils ne m’ont jamais répondu. Je n’ai pas porté plainte contre les personnes qui ont diffusé ma photo, car ce genre de procédures n’aboutit jamais au Mexique."

France 24 a décidé de ne pas divulguer la véritable identité de cette victime récurrente. Et rappelle que le droit mexicain prévoit une peine de prison allant de six à 24 mois dans le cas où "la calomnie porte atteinte à l’honneur". 

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