VIDEO. Paris : les fourrières font-elles la course au chiffre ?

Employés sous pression, primes au résultat... Les pratiques des sociétés d'enlèvement interrogent, alors que deux voitures ont récemment été enlevées avec des enfants à l'intérieur.

F. VION / FRANCE 2

Il y a d'abord eu un nourrisson, qui s'est retrouvé embarqué. Puis ce fut au tour d'un enfant de 9 ans, qui a eu le malheur de s'endormir dans la voiture. En une semaine, ces deux faits divers ont marqué l'esprit des automobilistes parisiens et relancé le débat sur les pratiques des sociétés d'enlèvement de véhicules, dont la course au chiffre est décrite par Le Parisien (pour les abonnés), vendredi 3 mai.

"On a un montant d'une certaine paie avec un certain nombre de voitures à soulever par mois. Après, plus on en soulève, et plus on a des primes", explique un employé interrogé par France 2. Leurs objectifs s'élevent à 171 voitures par mois et par employé, selon un autre témoignage, cité par Le Parisien. La préfecture de police de Paris précise au quotidien que sur six voitures mal garées et verbalisées, une seule part en fourrière.

Une voiture stationnée sur un emplacement pour les livraisons à Paris est enlevée, le 17 octobre 2012.
Une voiture stationnée sur un emplacement pour les livraisons à Paris est enlevée, le 17 octobre 2012. ( MAXPPP)