Envoyé spécial, France 2

VIDEO. Envoyé spécial. Génération sextape

Un Français sur dix aurait déjà réalisé des sextapes, et chez les moins de 25 ans, une personne sur six aurait filmé ses ébats intimes. Des jeux amoureux qui peuvent devenir dangereux, notamment en cas de rupture...

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FRANCE 2 / ENVOYE SPECIAL / Pierre -Olivier Labbé

En France, chez les moins de 25 ans, une personne sur six a déjà filmé ses ébats intimes. Biberonnée aux images porno et aux stars qui s’exhibent, cette génération a fait de la sextape une pratique de plus en plus assumée. Par vantardise, les vidéos sont parfois publiées sur les réseaux sociaux. Souvent sans le consentement de l’un des auteurs. Nous allons en Suisse, où deux très jeunes adolescents ont vu leur vie basculer après avoir partagé leurs ébats amoureux sur une messagerie instantanée.

Chez les adultes aussi : selon l’Ifop, un Français sur dix revendique la réalisation de sextapes au sein de son couple. Qu’elles soient destinées à un usage strictement privé ou à alimenter des sites libertins ou échangistes, les vidéos de sexe amateur ont le vent en poupe. La sextape : le porno du peuple, par le peuple et pour le peuple. Selon Tabatha Cash, ex-star du porno devenue directrice de la publication d’un magazine pour adultes, le sexe amateur représente aujourd’hui 50% du marché du porno en France.

Le "revenge porn" sanctionné par la justice

Problème : la sextape est un jeu amoureux qui peut devenir dangereux, notamment en cas de rupture. Le "revenge porn" (revanche pornographique) est une pratique qui consiste à diffuser publiquement en ligne des photos ou vidéos intimes pour se venger de son ex-partenaire. Une diffusion virale souvent impossible à endiguer. Même s’il n’existe aucun chiffre officiel, selon les associations, dans 90% des cas, ce sont les femmes qui sont victimes du "revenge porn". Un phénomène inquiétant que le législateur français souhaite enrayer. Ces actes seront désormais sanctionnés de deux ans de prison et 60 000 euros d'amende.

Un reportage de Pierre-Olivier Labbé.