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"Par effraction" : Baroin divise la droite

Le ministre de l'Economie et des Finances a provoqué de vives réactions au sein de l'UMP, en affirmant devant l'Assemblée nationale, mardi, que la gauche avait remporté les législatives de 1997 "par effraction".

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Le ministre de l'Economie François Baroin attend, sur les bancs de l'Assemblée nationale, le début de la séance de questions au gouvernement, à Paris, le 9 novembre 2011. (MARTIN BUREAU / AFP)

Deux mots ont provoqué l'ire des députés socialistes, jeté un froid au sein de la majorité et provoqué - fait rarissime - une suspension de séance à l'Assemblée nationale, mardi 8 novembre. "Par effraction", c'est ainsi, selon François Baroin, que l'opposition de gauche a remporté les élections législatives anticipées de 1997, sous la présidence de Jacques Chirac. 

Une phrase pas "si inexacte que ça", pour certains

Mercredi, le secrétaire général de l'UMP a pris le risque d'alimenter la polémique. Pour Jean-François Copé, la phrase de François Baroin n'est pas "si inexacte que ça", car les 70 triangulaires avec le Front national au second tour du scrutin de 1997 ont alors profité à l'opposition, selon lui. 

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Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel a, lui aussi, volé à la rescousse du ministre de l'Economie. "Personne n'est dupe de la comédie qui a été surjouée hier à l'Assemblée par les socialistes. C'est une manœuvre de diversion pour éviter le débat d'idées", a-t-il commenté mercredi matin, sur Europe 1.


D'autres font part de vives critiques

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, ne partage pas ces avis. "Le mot n'est pas le plus pertinent, ils ont été élus en 1997 sans préparation", a-t-il commenté sur Canal+. Alors, faut-il présenter des excuses ? "Oui, ça se fait, ça se fait." 

Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, "n'adhère pas", lui non plus, à la sémantique de François Baroin. Il l'a dit sur France 2. 

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Des excuses ? "Vous plaisantez !" 

Mercredi matin, interrogé à son arrivée en commission des Finances, François Baroin a lâché un "vous plaisantez !" à un journaliste qui lui demandait s'il était prêt à s'excuser.

De retour à la tribune, en début d'après-midi, le ministre de l'Economie et des Finances n'a donc pas fait acte de contrition. "Hier c'était hier. Il y a des joutes politiques, il y en a eu d'autres par le passé, il y en aura d'autres." Les députés de gauche l'ont de nouveau copieusement hué. 

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