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Affiches anti-Parisiens à Bordeaux : la mairie a déposé plainte et dénonce "un groupuscule d'extrême gauche"

Jean-Louis David, adjoint au maire de Bordeaux, a déclaré, jeudi sur franceinfo, qu'Alain Juppé a déposé plainte à la suite des affichages anti-parisiens recensés ces derniers jours dans certains quartiers de la ville.

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Radio France
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Des autocollants ont été déposés un peu partout dans la ville de Bordeaux (Gironde) pour manifester contre la venue des Parisiens depuis la mise en place de la LGV. (MAXPPP)

Les affiches et autocollants anti-Parisiens à Bordeaux ne font pas rire la municipalité et encore moins son maire. Alain Juppé "a déposé plainte" après les affichages recensés ces derniers jours, a annoncé Jean-Louis David, adjoint au maire de la ville, jeudi 26 octobre sur franceinfo. Par ailleurs, il a accusé "un groupuscule d'extrême gauche" d'en être les auteurs.

Des graffitis et des autocollants surgissent dans certains quartiers de la ville ordonnant aux Parisiens de rentrer chez eux. "Il y a une enquête en cours. Alain Juppé a demandé au procureur de la République de faire la lumière à la fois sur les auteurs et la manière dont tout cela a été organisé", a expliqué Jean-Louis David.

La création de la LGV en cause

La création de la LGV met la capitale à deux heures de la Gironde. Aujourd'hui, 70% des nouveaux arrivants sont des Parisiens et cela dérange. Pour autant, "Bordeaux est une ville accueillante. Elle l'a toujours été et le restera", a tonné Jean-Louis David. Le maire adjoint ne souhaite pas céder : "Nous avons affaire, de manière assez honteuse d'ailleurs, à une manipulation d'un groupuscule d'extrême gauche qui se sentait propriétaire de quelques territoires dans Bordeaux et qui sont dérangés aujourd'hui."

Toutefois, Jean-Louis David relativise l'ampleur de ce mouvement anti-Parisiens. "Quand on dit qu"il y a des milliers de graffitis, ce n'est pas vrai", a-t-il lancé. L'élu est plus préoccupé par les "attitudes très véhémentes, très violentes et dégradantes à l'encontre d'un commerçant sur la place Saint-Michel. Nous ne laisserons pas faire", a mis en garde Jean-Louis David. Des tags insultants avaient été trouvés sur la façade d'un commerçant fraîchement installé dans le quartier populaire de Saint-Michel, en pleine rénovation.

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