Dans les Vosges, des couturières fabriquent des essuie-tout et des lingettes écologiques

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Durée de la vidéo : 1 min.
Essuie-tout, lingettes...quand le tissu remplace le jetable
Article rédigé par
Véronique Dalmaz-Nicolas - franceinfo
France Télévisions

Les Français utilisent chaque année deux kilos de papier essuie-tout par personne. Une surconsommation qui a incité deux jeunes femmes à remplacer le papier par du tissu.

Elles s’appellent "Les fées clochettes". Avec leurs machines à coudre, elles font des miracles comme réduire notre consommation de sopalin et de lingettes. Comment ? En remplaçant les feuilles en papier par du tissu en éponge ou en nid d’abeille. Laura coud, Amélie découpe. Et le tour est joué ! "On a eu l’idée en voyant le poids qu’on avait dans nos poubelles. On s’est dit : 'il faut faire quelque chose'", se souvient Amélie Claudel.

Tout a donc commencé en 2019. Les deux jeunes femmes ont d’abord conçu des lingettes, dans un premier temps pour elles, puis pour les amis. Aujourd’hui, elles proposent leurs produits sur Facebook. Des articles sur mesure. Les clients ont le choix parmi un panel de tissu. "Moi j’adore trouver des teintes, chercher dans les magasins de tissu les coloris qui pourraient plaire aux clients", s’enthousiasme Amélie Claudel.

Objectif zéro déchet

Le zéro déchet dans les cuisines fait de plus en plus d’adeptes. C’est notamment le cas de Céline. Cette mère de famille, cliente des "Fées clochettes" depuis un an, utilisait un rouleau d’essuie-tout par semaine. Aujourd’hui, 12 feuilles en tissu lui suffisent pour une utilisation qui dure dans le temps. "Je m’en serre principalement pour essuyer la bouche des enfants après les repas, mais aussi pour éponger la table quand il y a des accidents. Ensuite, je les lave à 60 degrés comme des serviettes de toilette", explique-t-elle.

Si le produit phare des "Fées clochettes" reste le sopalin, les deux jeunes femmes se sont lancé d’autres défis comme faire des filtres à café écologiques ou plus culotté du papier toilette en tissu. "Pour la petite commission", conclut avec malice Amélie Claudel.  

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