Ile-de-France : quelles solutions pour remplacer Autolib' ?

Le service de voitures électriques en libre-service à Paris et en région parisienne est sur le point de s'arrêter définitivement. Franceinfo passe en revue les systèmes qui pourraient prendre sa suite.

L\'industriel Vincent Bolloré pose avec une voiture Autolib\', le 29 novembre 2012 à Paris.
L'industriel Vincent Bolloré pose avec une voiture Autolib', le 29 novembre 2012 à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

Autolib', c'est bientôt fini. Des discussions sont en cours pour arrêter définitivement ce service de voitures électriques en région parisienne le 31 juillet. Déficitaire et endetté, le service, proposé par le groupe Bolloré, n'a pas trouvé son modèle économique dans les rues de la capitale. Mais la mairie de Paris compte bien proposer une solution de remplacement : lundi 11 juin, Anne Hidalgo a réuni des acteurs du secteur comme "Renault, PSA, BMW, Volkswagen, Daimler, Drivy, Ubeeqo, Zipcar, Citiz, Communauto, Car2Go, Vulog, Zencarz, Sixt, Hertz et Clem'".

Alors que les petites voitures grises vivent leurs derniers jours, franceinfo vous présente les systèmes qui pourraient leur succéder.

D'autres voitures en libre-service

C'est la solution la plus proche du service que proposait Autolib' : des voitures, disposées dans des endroits prédéfinis. Cela consisterait à remplacer le groupe Bolloré par un concurrent comme Ubeeqo, Communauto, Zipcar, Renault Mobility ou Zen'Cars... Comme le rappellent Les Échos, ces entreprises proposent déjà entre 30 et 310 véhicules en Île-de-France.

Deux différences de taille, cependant : les véhicules ne sont pas électriques et sont donc plus polluants et, surtout, leurs conditions d'utilisation sont plus contraignantes. Pour plusieurs de ces services, les véhicules disposent d'un emplacement de parking attitré et doivent donc être restitués à l'endroit où ils ont été empruntés. Par ailleurs, la plupart de ces voitures fonctionnent avec un système de réservation qui oblige à indiquer un horaire de retour, entraînant des majorations si celui-ci est dépassé. 

Des voitures en "free-floating"

La mairie de Paris et les collectivités concernées par Autolib' pourraient faire le choix du "free-floating", un système de libre-service sans stations. Le véhicule est stationné dans une rue, le client le repère avec une application sur son smartphone et le laisse à l'endroit de son choix. PSA et Renault proposent déjà ce service à Madrid, relève Le Parisien. Le premier, via sa filiale Free2move et en partenariat avec l'espagnole Eysa, met à disposition une flotte de 500 Citroën C-Zero 100% électriques et revendique 180 000 abonnés. Le second s'est associé à l'opérateur Ferrovial pour mettre au point son service Zity.

Des trottinettes ou des scooters électriques

Les usagers d'Autolib' pourraient également se tourner vers d'autres modes de déplacement. Si le service de vélo Vélib' connaît de graves dysfonctionnements, d'autres solutions existent. Cityscoot ou Coup proposent depuis 2017 des scooters électriques en free-floating. Le premier coûte 0,28 euro par minute, le second 4 euros la demi-heure et 1 euro les 10 minutes supplémentaires.

Le 22 juin, Lime a lancé à Paris un service de trottinettes électriques, également en free-floating. Les utilisateurs peuvent trouver et déverrouiller les trottinettes en utilisant une application mobile et les laisser là où ils le souhaitent après leur course, qui leur coûtera 1 euro par trajet, plus 0,15 euro par minute. Leur vitesse est limitée à 24 km/h et leur autonomie est de 50 km. Tous les engins sont récupérés dès 21 heures pour être rechargés, puis redéployés au petit matin.