Migrants à Calais : la tension monte d'un cran

La ville de Calais a connu une quatrième nuit d'affrontements entre des migrants et les CRS. Le point avec France 3.

France 3

À Calais (Pas-de-Calais), les habitants du quartier qui jouxte le bidonville sont à bout. Certains ont même décidé de déménager, comme cette famille qui quittera son domicile dès samedi. "On est épuisé", explique cette mère de famille.
Mardi 10 novembre dans la soirée, de nouveaux affrontements ont éclaté entre un groupe de migrants et les CRS. "La nuit dernière on a été nombreux a essayé de passer mais la police nous a repoussés", explique un jeune Afghan qui accuse les policiers d'attiser les violences.

Les No Borders pointés du doigt

Pour les riverains du quartier voisin, la présence des militants anarchistes envenime une situation déjà tendue. "Ce n'est pas du tout les migrants qui causent problème aux riverains. (...) Tant qu'il n'y avait pas tous ces No Borders, on n'avait pas de problèmes, et depuis qu'ils sont là, on a réellement des problèmes",  On les appelle les No Borders, des extrémistes venus d'Angleterre ou d'Allemagne qui se seraient invités dans la jungle de Calais. La police soupçonne les plus radicaux d'entre eux d'instrumentaliser les migrants.
Actuellement, plusieurs centaines de CRS sont assignées à la sécurité du camp. Le gouvernement a confirmé qu'aucun militaire ne serait déployé à Calais.

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Des militants participent au camp fondateur des No Border de Calais, le 23 juin 2009.
Des militants participent au camp fondateur des No Border de Calais, le 23 juin 2009. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)