"Jungle" de Calais : une opération de démontage est en cours

Les migrants candidats au départ vers l'Angleterre sont moins nombreux. Ces milliers de migrants sont confrontés à un choix : demander l'asile en France ou tenter leur chance à tout prix vers la Grande-Bretagne.  

FRANCE 3

La "jungle" paraît encore endormie. Pourtant le bidonville de Calais (Pas-de-Calais) a pris des airs de ville fantôme. Dans ce quartier, les abris ont été abandonnés, parfois précipitamment. Ce mardi 25 octobre au matin, Alishe Galdin, migrant soudanais, a fait ses valises. Il renonce à son rêve d'Angleterre pour demander l'asile en France.

De nouveaux campements sauvages sont redoutés

"Je suis resté dans la 'jungle' cinq mois mais désormais je vais vivre en France. Je suis très content", assure-t-il. Mais déjà, certaines associations redoutent que de nouveaux campements sauvages apparaissent. Beaucoup de migrants n'ont d'ailleurs pas attendu le démantèlement pour se trouver une base arrière. À une demi-heure de Calais, dans le village de Tatinghem (Pas-de-Calais), une vingtaine de migrants vivent au milieu des champs. Ils seraient des centaines à avoir fui la "jungle" ces dernières semaines pour tenter encore et encore de traverser la Manche.

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Réfugiés et migrants se réchauffent autour de feux de camp, dans la \"jungle\" de Calais, le 24 octobre 2016.
Réfugiés et migrants se réchauffent autour de feux de camp, dans la "jungle" de Calais, le 24 octobre 2016. (CLAIRE THOMAS / ANADOLU AGENCY / AFP)