Cinq reproches insolites faits aux taxis sur Twitter

Cibles récurrentes des réseaux sociaux, les taxis en ont pris pour leur grade sur le réseau social. Compilation des critiques les plus originales, ou les plus exagérées.

Un taxi lors de la journée nationale de mobilisation contre Uber, le 25 juin 2015.
Un taxi lors de la journée nationale de mobilisation contre Uber, le 25 juin 2015. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Les chauffeurs de taxi se sont mobilisés jeudi 25 juin contre l'application Uber et les conducteurs UberPop, parfois avec violences. Ce qui a développé l'ire ou le rire sur les réseaux sociaux, dont ils sont déjà une des cibles favorites. Francetv info a repéré cinq des critiques les plus inédites, ou les plus outrancières, à l'encontre des taxis, notamment parisiens.

Ils rendent Paris pire que Bagdad

Bloquée à la sortie de l'aéroport par la grève des taxis, la chanteuse Courtney Love raconte sur Twitter l'enfer qu'elle a vécu : "Ils ont piégé notre voiture et retiennent notre chauffeur en otage. Ils frappent la voiture avec des battes en métal. C'est ça, la France ? Je suis plus en sécurité à Bagdad." 

La chanteuse grunge s'en prend ensuite à François Hollande. "François Hollande, où est la p*** de police ??? Est-ce que c'est légal que votre peuple attaque les visiteurs ? Ramène tes fesses à l'aéroport", lâche-t-elle dans un langage fleuri.

La comparaison, remarque la journaliste d'Europe 1 Salomé Legrand, citée sur Twitter par son confrère de RMC Pierre Rigo, a tout de même ses limites : la veuve de Kurt Cobain n'a jamais été en Irak.

 Ils sont hostiles à la presse

Salomé Legrand, encore, a publié sur son compte Twitter cette photo éloquente d'une camionnette, affirmant, péremptoire : "BFM-iTélé-Europe1, tous corrompus par Uber."  

Ils n'ont jamais été aussi nombreux

Difficile de ne pas rire à cette saillie quand on a, une ou plusieurs fois, patienté plus que de raison à un aéroport parisien. Florian Paulmier, qui assure la veille digitale au Figaro, s'émerveille du nombre de taxis aperçus jeudi.

Ils ne supportent même pas la marche à pied

Fidèle à sa vocation, le journal satirique Le Gorafi  pousse le bouchon un peu loin, en imaginant jusqu'où peut aller la crainte des taxis vis-à-vis de la concurrence déloyale :

Ils poussent à la lâcheté 

Et le gouvernement, quelle position doit-il prendre ? Pro-taxis ou pro-Uber ? Pro-Uber ou pro-taxis ? Le Lab a noté la surprenante absence de réaction sur les comptes Twitter officiels de l'Elysée ou du gouvernement. Manuel Valls avait toutefois une excuse : il est à des milliers de kilomètres de là, en Colombie, en voyage officiel. Où il s'est rendu en avion, sans taxis ni VTC.