Feuilleton 1/5 : "La Guerre de Cent ans"

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 01/09/2014Durée : 00h48

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Notre feuilleton vous fait découvrir un grand spectacle historique. On vous emmène à Castillon-la-Bataille, en Gironde. 400 bénévoles se mobilisent pour faire revivre au public la dernière bataille de la Guerre de Cent Ans. L'événement a déjà attiré 700.000 spectateurs. Partons à la rencontre des acteurs de cette aventure. Extrait musical.

La région aquitaine, ses vignes, ses vieilles pierres, et la douceur de son climat. C'est difficile d'imaginer ici les batailles sanglantes des dernières heures de la Guerre de 100 ans.

A vous.

Chaque été depuis 35 ans, une armée de bénévoles s'y emploie. Faire revivre un des grands moments de l'histoire de la région: la bataille de Castillon. En août 1451, les Anglais occupent trois territoires en France: Calais, la Normandie et l'Aquitaine. Chaque soir de spectacle, le Sud-Ouest de la France est reconquis Le 17 juillet 1453, à Castillon, l'armée du roi de France, grâce à la puissance de feu de ses canons, met en déroute en quelques heures les Anglais.

300 acteurs, 50 cavaliers, une centaine d'animaux, en son et lumière est un grand moment de ferveur populaire. Le spéctalé rassemblé plusieurs générations dé bénévoles de tous les villages alentours, jusqu'à 100 km à la ronde. Jean-Claude tient un des rôles principaux du spectacle. Depuis 4 ans, il est le moine en chef du monastère.

Tout se passe bien, il y a encore des petits calages encore. Dans les moines, il y a des nouveaux qui ne savent pas où se placer. Mais cela se passe bien.

Jean-Claude n'est pas un professionnel. Tous les étés, ce jeune retraité natif du pays partage son temps entre le spectacle et la vigne, sa nouvelle passion.

On est toujours du côté du soleil levant. Je laisse les feuilles derrière, soleil couchant.

Chaque année, il tire 1.000 bouteilles de son hectare de vigne.

C'est beaucoup de plaisir, de passion, de travail. Quelle satisfaction à la fin.

Rien ne destinait Jean-Claude à devenir comédien. Cet ancien artisan glacier n'a jamais pris de cours de théâtre. C'est au fil des représentations qu'il a réussi à incarner son personnage.

Enfiler ce costume, c'est comme un sportif qui s'habille, un kimono, il y a quelque chose qui se passe, on est dans le personnage.

Si vous pouvez monter, on utilise tout le plateau.

Eric est le metteur en scène du spectacle. Depuis le printemps, il dirige ces comédiens bénévoles. Cet après-midi, répétitions.

On tourne.

Il veille à la bonne humeur du groupe avec Jean-Luc, son assistant. Il connaît chacun des comédiens. Il admire le savoir-faire de Jacky: atteler les boeufs comme au Moyen-âge.

Le fait d'avoir d'autres animaux que les chevaux sur le spectacle, cela ouvre la sensibilité du public à d'autres choses.

Pour capter l'attention du public durant les 2 heures de spectacle, Eric a une façon bien à lui d'organiser l'espasce scénique.

Entre les premiers rangs et les acteurs, il y a moins de 10 mètres. A l'époque où on a travaillé ce spectacle, c'était totalement novateur. Cela a obligé les acteurs a la vraisemblance. Si on est mauvais, cela se voit de suite.

A Castillon, les animaux ont appris eux aussi a jouer. Chaque soir, sur scène, ils assurent une partie du spectacle.

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