Xavier Dupont de Ligonnès : le récit d'une fausse piste

Il était impossible pour France Télévisions de ne pas parler de cette arrestation, vendredi 11 octobre au soir. Mais de nombreuses critiques ont fusé envers la presse ce samedi 12 octobre. Par souci de transparence, la rédaction de franceinfo se doit de revenir sur ce qui s'est passé.

franceinfo

Dès 20 heures vendredi 11 octobre, l'une des sources policières de franceinfo prévient les journalistes de la rédaction que Xavier Dupont de Ligonnès aurait été arrêté en Écosse. "À ce moment-là, nous sommes plusieurs journalistes à vérifier cette information. Une quarantaine de minutes plus tard, alors que nous cherchons à obtenir une confirmation, l'information est diffusée par un grand média. Dans les minutes qui suivent, nos sources nous la confirment sans utiliser, cette fois, le conditionnel. Notre groupe, franceinfo, diffuse donc à son tour l'information", explique la journaliste police-justice, Sophie Nemayer.

Cinq sources pourtant fiables

La prudence n'aura pas suffi. Pourtant, la rédaction de franceinfo affirme avoir eu au moins cinq sources différentes parmi les plus hautes autorités de la police. "Il faut rappeler qu'à ce moment-là, la police française nous dit avoir l'assurance de leurs homologues écossais. Que les empreintes digitales de l'homme en garde à vue correspondent bien à celles de Xavier Dupont de Ligonnès. Elle semble confiante. Ce n'est que dans la soirée que les premiers doutes apparaissent avec la perquisition dans les Yvelines et les témoignages des voisins", poursuit encore la journaliste sur le plateau du 23 Heures qui assure tout de même que la rédaction aurait dû être encore plus patiente et attendre un peu plus.

Le JT
Les autres sujets du JT
La maison de Limay (Yvelines), où habite l\'homme arrêté à Glasgow, en Ecosse, le 11 octobre 2019. La police écossaise l\'a pris à tort pour Xavier Dupont de Ligonnès.
La maison de Limay (Yvelines), où habite l'homme arrêté à Glasgow, en Ecosse, le 11 octobre 2019. La police écossaise l'a pris à tort pour Xavier Dupont de Ligonnès. (THOMAS SAMSON / AFP)