Viol présumé au 36 quai des Orfèvres : trois policiers déférés devant la justice

La confrontation avec la victime présumée a été annulée, mais trois des quatre policiers qui étaient en garde à vue ont été déférés. Un des policiers reconnaît un rapport sexuel.

Le 36 quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne, le 27 juin 2012.
Le 36 quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne, le 27 juin 2012. (THOMAS SAMSON / AFP)

L'enquête progresse sur le présumé viol au 36, quai des Orfèvres. Trois des quatre policiers qui étaient en garde à vue après la plainte d'une Canadienne pour viol ont été déférés devant la justice samedi 26 avril en fin de matinée, selon une source judiciaire. Un des policiers reconnaît un rapport sexuel. Une confrontation devait avoir lieu dans la matinée de samedi, mais la victime présumée serait repartie dans son pays annulant ainsi la confrontation, selon les informations d'Europe 1.

Ces trois policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), l'ancienne "antigang" de la police judiciaire parisienne, devaient être présentés samedi après-midi à un juge d'instruction pour une éventuelle mise en examen. Le parquet de Paris devait requérir leur placement en détention provisoire. Une information judiciaire doit être ouverte pour viol en réunion et modification de l'état des lieux d'un crime. Le quatrième policier devait ressortir de sa garde à vue sans charges à ce stade.

Un choc au sein de l'institution policière

L'affaire provoque une onde de choc au sein de l'institution policière. Le "36" est le siège de la PJ parisienne. Les faits présumés se sont déroulés dans la nuit de mardi à mercredi. Selon des sources proches du dossier, la plaignante, âgée de 34 ans, affirme avoir rencontré les policiers de la BRI dans un pub irlandais du quartier Saint-Michel où beaucoup de policiers ont leurs habitudes.

Après une soirée arrosée, elle aurait selon ces sources accepté de les suivre dans les mythiques locaux du "36", juste de l'autre côté de la Seine. C'est en ressortant, visiblement sous le choc, qu'elle a affirmé à l'agent de faction avoir été violée. Sa plainte a rapidement été recueillie au commissariat du IVe arrondissement.