Viol présumé au 36 quai des Orfèvres : garde à vue prolongée pour les 4 policiers

Ils sont soupçonnés d'avoir violé une femme au siège de la police judiciaire parisienne. 

L\'entrée du 36, Quai des Orfèvres, à Paris, le 2 août 2014. (BERTRAND GUAY / AFP)
L'entrée du 36, Quai des Orfèvres, à Paris, le 2 août 2014. (BERTRAND GUAY / AFP) (JACQUES DEMARTHON / AFP)

La garde à vue des quatre policiers soupçonnés d'avoir violé une femme au siège de la police judiciaire parisienne, 36 quai des Orfèvres, a été prolongée de 24 heures dans l'après-midi du vendredi 25 avril par le parquet de Paris, selon une source judiciaire. 

Ces policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), l'ancienne "antigang" de la PJ parisienne, ont été interpellés jeudi après-midi après une plainte pour des faits de viol qui auraient eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi.

Qu'est-ce qui a déclenché l'enquête ?

C'est à la suite d'une plainte déposée mercredi, quelques heures après les faits par la victime présumée, une Canadienne de 34 ans, que le parquet de Paris a ouvert une enquête. Selon des sources proches du dossier, la femme aurait rencontré mardi soir les policiers dans un pub irlandais du 5e arrondissement, situé non loin du quai des Orfèvres. Elle aurait, selon ces sources, accepté de les suivre dans les locaux de la BRI, où elle affirme avoir été violée.

Selon les informations d'Europe 1, le principal policier mis en cause assure qu'il n'a eu aucune relation sexuelle, même consentie, avec la jeune femme.

Où en sont les enquêteurs ?

Les domiciles des quatre policiers placés en garde à vue jeudi ont été perquisitionnés vendredi. "Ces perquisitions s'inscrivent dans le cadre d'une procédure assez classique dans des affaires de viol", précise une source policière. Des enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices), à qui les investigations ont été confiées, se sont également rendus au 36 quai des Orfèvres vendredi dans la matinée. "Il s'agit d'un déplacement. Pas d'une perquisition", indique une source proche du dossier. "Il est normal que des enquêteurs se transportent sur les lieux où les faits sont censés avoir été commis."

Les quatre policiers, qui appartiennent tous à la BRI, étaient toujours en garde à vue dans les locaux de l'IGPN vendredi. Celle-ci a d'ailleurs était prolongée, et peut durer au maximum 48 heures. Les quatre hommes peuvent ensuite être soit libérés, soit déférés devant un juge d'instruction. 

Quelles suites si les faits sont avérés ?

Les faits dénoncés sont passibles de la cour d'assises.

Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assuré vendredi qu'il prendrait toutes les sanctions qui s'imposent si les faits étaient établis. Il a ajouté : "Je souhaite que la justice et l'Inspection générale de la police aillent au terme de leurs investigations pour que la vérité soit faite."