Fusillade au musée juif de Bruxelles : Mehdi Nemmouche "espère voir son innocence reconnue", selon son avocat

L'homme de 33 ans s'est rendu à une audience devant la cour d'assises de Bruxelles, jeudi 20 décembre.

Un dessin de Mehdi Nemmouche lors d\'une audience au tribunal de Versailles (Yvelines), le 26 juin 2014.
Un dessin de Mehdi Nemmouche lors d'une audience au tribunal de Versailles (Yvelines), le 26 juin 2014. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

Le jihadiste français Mehdi Nemmouche, accusé d'avoir tué quatre personnes en 2014 au Musée juif de Bruxelles, s'est rendu jeudi 20 décembre à une audience prélimaire à son procès. Les débats devant la cour d'assises de la capitale belge doivent démarrer le 10 janvier. "Mehdi Nemmouche espère enfin, après quatre années [de prison], voir son innocence reconnue", a lancé son avocat Sébastien Courtoy lors de cette première audience, destinée à arrêter la liste des témoins.

Sa défense a également décrit le jihadiste comme étant "dans les dispositions les plus respectueuses" à l'égard de ses juges. "Il ne restera pas muet, il fournira des explications", a assuré à l'AFP son conseil Henri Laquay, lors d'une suspension d'audience.

La défense ne veut pas "faire de ce dossier un dossier de l'émotion"

Mehdi Nemmouche, qui faisait sa première apparition publique, a lui-même pris plusieurs fois la parole lors de cette audience procédurale, afin de s'opposer à ce que six de ses proches ou anciens proches viennent témoigner au procès. "Nous ne souhaitons pas faire de ce dossier un dossier de l'émotion", a justifié l'un des avocats.

Selon l'accusation, le jihadiste français, délinquant multirécidiviste, est l'homme qui a ouvert le feu dans le hall d'entrée du Musée juif, le 24 mai 2014. Un couple de touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge du Musée avaient été tués lors de cette attaque. A l'époque, Mehdi Nemmouche était revenu depuis peu de Syrie, où il avait combattu dans les rangs jihadistes. Soupçonné d'y avoir été l'un des geôliers de quatre journalistes français, il a été inculpé en novembre 2017 dans une enquête à Paris sur cette séquestration.