Procès du Thalys : hospitalisé, l'un des héros américains ne témoignera pas

Après avoir fait un malaise mercredi, Spencer Stone va rentrer aux Etats-Unis. Les deux autres héros, Anthony Sadler et Aleksander Skarlatos, ont pour leur part déjà témoigné devant la cour qui juge Ayoub El Khazzani et ses trois co-accusés.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Après avoir désarmé un homme qui s'apprêtait à commettre un attentat dans un Thalys, Alek Skarlatos (à gauche), Spencer Stone (au centre) et Anthony Sadler sont récompensés lors d'une cérémonie à Washington, le 17 septembre 2015. (SAUL LOEB / AFP)

L'ex-militaire américain qui s'était jeté sur le tireur lors de l'attaque déjouée du Thalys en 2015, ne témoignera finalement pas au procès et rentre aux Etats-Unis après une brève hospitalisation à Paris, a appris l'AFP dimanche 22 novembre auprès de son avocat, Thibault de Montbrial, confirmant une information d'Europe 1.

Spencer Stone, ancien soldat de l'armée de l'air américaine, avait été hospitalisé à son arrivée à l'aéroport de Roissy mercredi après un malaise, avait indiqué jeudi Thibault de Montbrial.

"On aurait dû mourir ce jour-là"

Le 21 août 2015, Spencer Stone et deux amis américains avec qui il voyageait avaient maîtrisé, avec l'aide d'autres passagers, Ayoub El Khazzani, monté à bord du Thalys armé d'une kalachnikov et de près de 300 munitions.

Les trois Américains avaient été célébrés en héros pour avoir évité un probable carnage à bord du train, quelques mois avant les attentats islamistes du 13-Novembre. Ils avaient joué leur propre rôle dans un film de Clint Eastwood retraçant les faits, Le 15h17 pour Paris, sorti en 2018.

Ses amis d'enfance Anthony Sadler et Aleksander Skarlatos (lui aussi ex-militaire), ont témoigné respectivement jeudi et vendredi devant la cour qui juge Ayoub El Khazzani et ses trois co-accusés. "On aurait dû mourir ce jour-là", a résumé devant la cour Aleksander Skarlatos, 28 ans, en évoquant cette attaque qui a "changé sa vie".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.