Faut-il renforcer la sécurité à bord des trains ?

Guillaume Pépy a annoncé la mise en place d'un numéro spécial de signalement. Une équipe de France 2 fait le point.

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FRANCE 2

Deux jours après l'attaque d'un Thalys entre Amsterdam et Paris, la question de la sécurité dans les trains se pose. Les gares sont le nouveau point noir de la sécurité. Pour Guillaume Pépy, patron de la Sncf, ce serait beaucoup trop compliqué d'installer des portiques comme dans les aéroports : "Le train en France, c'est 20 fois plus que l'aérien. Ce n'est pas une piste sur laquelle il faut compter", a-t-il déclaré au JDD.

Nos voisins espagnols, eux, les ont installés. Au départ des TGV, les passagers doivent faire passer un à un, tous leurs bagages aux rayons X. Mais l'Espagne a quatre fois moins de trains de grande ligne que la France. Des contrôles aléatoires sont cependant à l'étude.

Un numéro spécial

Dès le 1er septembre, un numéro de téléphone sera mis en place : le 31 17. Il permettra à tous les voyageurs de signaler des situations anormales dans les gares et dans les trains. Le plan Vigipirate attentat est maintenu : 7 000 militaires et 4 000 agents de sécurité patrouillent en permanence dans les transports publics.

La présence d'agents dans les trains n'est cependant pas prévue dans l'immédiat. En Belgique, les mesures de sécurité ont été renforcées hier, des policiers sont désormais présents dans chaque Thalys par exemple.

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Un enquêteur inspecte la scène de la fusillade qui a éclaté à bord d\'un train Thalys, vendredi 21 août 2015, en gare d\'Arras (Pas-de-Calais).
Un enquêteur inspecte la scène de la fusillade qui a éclaté à bord d'un train Thalys, vendredi 21 août 2015, en gare d'Arras (Pas-de-Calais). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)