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Attaque à Rambouillet : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur antiterroriste

"La radicalisation de l'agresseur paraît peu contestable", a notamment affirmé dimanche Jean-François Ricard.

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Jean-François Ricard, procureur du parquet national antiterroriste, lors d'une conférence de presse, le 29 octobre 2020, à Nice (Alpes-Maritimes). (VALERY HACHE / AFP)

Les investigations se poursuivent deux jours l'attaque survenue au commissariat de Rambouillet (Yvelines) qui a coûté la vie à une fonctionnaire de police. Jean-François Ricard, le procureur du parquet national antiterroriste (Pnat), a tenu une conférence de presse, dimanche 25 avril, pour faire un point sur l'enquête. Franceinfo la résume.

Attaque à Rambouillet : le procureur national antiterroriste fait le point sur l'enquête

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L'assaillant a consulté des vidéos "glorifiant le martyre et le jihad"

Livrant un récit précis des minutes qui ont précédé l'attaque, Jean-François Ricard, a déclaré que l'assaillant avait "immédiatement avant de passer à l'acte, consulté des vidéos de chants religieux glorifiant le martyre et le jihad". Ces observations résultent de l'exploitation du téléphone de l'auteur de l'attaque, qui a été retrouvé sur place.

Un Coran a également été "saisi dans le scooter garé à proximité [du commissariat] et un tapis de prière dans le sac", "de type cabas", transporté par l'assaillant, a précisé le magistrat.

Une cinquième personne en garde à vue

Jean-François Ricard a également annoncé lors de cette conférence de presse qu'une cinquième personne avait été placée en garde à vue. Il s'agit d'un cousin de l'assaillant.

Les quatre autres personnes déjà en garde à vue sont toutes des membres de l'entourage de l'assaillant : son père, deux personnes ayant pu l'héberger dans le Val-de-Marne, et un autre cousin.

Une radicalisation "peu contestable" et des "troubles de la personnalité"

"Si la radicalisation de l'agresseur paraît peu contestable, la présence de certains troubles de la personnalité a pu aussi être observée", a remarqué Jean-François Ricard. "A ce titre, son père a souligné que son fils avait adopté une pratique rigoureuse de l'islam, a déclaré le procureur. D'un autre côté, il a également mentionné différents troubles du comportement qu'il avait pu remarquer chez son fils, au début de l'année."

L'homme "qui a fourni une attestation d'hébergement" à l'assaillant "a également relevé que l'agresseur lui avait paru dépressif à la même période", a complété le magistrat. "C'est dans ces conditions" que l'assaillant "s'était présenté au centre hospitalier de Rambouillet le 19 février et avait sollicité une consultation psychiatrique, laquelle avait abouti à un nouveau rendez-vous le 23 février". "Toutefois, à ce stade de l'enquête, il semble que son état n'a nécessité ni hospitalisation ni traitement", a poursuivi Jean-François Ricard.

L'assaillant "a également effectué entre le 25 février et le 13 mars dernier un séjour en Tunisie dans sa famille", a fait savoir le procureur. "Les investigations permettant d'apprécier de manière plus précise et plus complète la personnalité de l'auteur [de l'attaque] vont se poursuivre", a-t-il ajouté.

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