Fausse alerte terroriste à Paris : l'État va se constituer partie civile, annonce Bernard Cazeneuve

Un adolescent de 16 ans a été arrêté et placé en garde à vue. Il est soupçonné d'être à l'origine de la fausse alerte qui a provoqué une vaste opération terroriste à Paris, samedi. 

Un large dispositif policier a été déployé, samedi 17 septembre 2016 à Paris, après une fausse alerte à la bombe. 
Un large dispositif policier a été déployé, samedi 17 septembre 2016 à Paris, après une fausse alerte à la bombe.  (MARTIN BERTRAND / AFP)

Bernard Cazeneuve a annoncé, lundi 19 septembre, que l'État allait se constituer partie civile afin "d'obtenir réparation" après la fausse alerte ayant provoqué une vaste opération antiterroriste, samedi à Paris.

"Alors que la France est confrontée à une menace terroriste très élevée, il n'est pas tolérable que les auteurs de ces actes [les canulars] (...) sèment l'inquiétude dans la population et mobilisent en vain d'importants moyens de sécurité et de secours", affirme le ministre de l'Intérieur, dans un communiqué. Peu de temps auparavant, un adolescent de 16 anssoupçonné d'être à l'origine de cette fausse alerte, a été arrêté et placé en garde à vue. 

Une "évaluation du préjudice financier"

Bernard Cazeneuve rappelle que "détourner de leur mission les femmes et hommes qui sont garants de notre sécurité et de notre protection, c'est prendre un risque inadmissible au regard du risque d'actions violentes qu'ils sont en charge de prévenir, et de leur capacité à porter secours". 

Il précise également avoir demandé une "évaluation du préjudice financier lié à cette fausse alerte". "Rien ne justifie que les contribuables soient redevables d'une dépense inutile des deniers publics", assène-t-il.