REPLAY. Professeur décapité : regardez la conférence de presse du procureur national antiterroriste en intégralité

Jean-François Ricard a donné des détails sur le profil de l'assaillant et des neuf personnes placées en garde à vue.

"C'est un enseignant qui a été assassiné (…), mais c'est aussi la liberté de penser, la liberté d'expression (…) qui ont été atteintes." Samedi 17 octobre, le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, s'est exprimé sur l'enquête ouverte après la décapitation d'un enseignant d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). "De nombreuses investigations doivent encore être réalisées", a prévenu le procureur en introduction.

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Plusieurs éléments concernant l'assaillant ont été précisés. Ce dernier, né le 12 mars 2002 en Russie, possédait un titre de séjour et bénéficiait du statut de réfugié. Il était inconnu des services de renseignement. Il n'avait jamais été condamné mais était connu pour des faits de dégradation de biens publics et de violences en réunion alors qu'il était encore mineur. "Un couteau de type poignard, une arme de poing de type airsoft et cinq cartouches de gaz (…) ont été saisies", a indiqué Jean-François Ricard.

Neuf personnes en garde à vue

Le procureur est aussi revenu sur le contexte du cours donné par Samuel P. sur la liberté d'expression : "Un débat avait été organisé sur la publication des caricatures de Mahomet (...) Dès le 7 octobre au soir, le père d'une des élèves publiait sur son compte Facebook un récit des faits faisant état de la diffusion d'une image du prophète nu et appelait à la mobilisation contre le professeur." 

Au total, neuf personnes ont déjà été placées en garde à vue, dont deux personnes qui se sont présentées de façon spontanée à la police et ont indiqué avoir été en contact avec l'auteur peu avant les faits, l'homme qui apparaissait sur la vidéo ainsi que son épouse.

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, le 17 octobre 2020.
Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, le 17 octobre 2020. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)