Professeur décapité : "J'irai demain au rassemblement place de la République", annonce Jean-Michel Blanquer

Un enseignant d'histoire-géographie a été victime d'un "attentat terroriste islamiste caractérisé", a déclaré Emmanuel Macron, trois semaines après l'attaque devant les anciens locaux de "Charlie Hebdo".  

Le ministre de l\'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, le 17 octobre 2020.
Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, le 17 octobre 2020. (XOS? BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

La France rend hommage à Samuel Paty. Samedi 17 octobre, l'Elysée a annoncé qu'un hommage national serait rendu mercredi au professeur d'histoire-géographie décapité près d'un collège vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. D'autres rassemblements sont également prévus ce week-end un peu partout en France. 

 Neuf personnes dont un mineur en garde à vue. Neuf personnes dont un mineur ont été placées en garde à vue. Les parents, un grand-parent et le frère cadet de l'assaillant ont été interpellés à Evreux (Eure). Un parent d'élève qui avait posté une vidéo sur Facebook, appelant notamment à l'éviction de l'enseignant, fait également partie des gardés à vue.

 "Nous nous relèverons". "Ensemble, nous nous relèverons", promet sur Facebook Laurent Brosse, le maire de Conflans-Sainte-Honorine. "Le choc, l’émotion étaient trop forts hier soir pour que je puisse m’adresser à vous", écrit le maire aux habitants. Il adresse ses "premières pensées" à la famille de la victime, "dont la douleur doit être incommensurable".

Le Parquet national antiterroriste saisi de l'enquête. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé s'être aussitôt saisi de l'enquête, ouverte pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CONFLANS

23h00 : Ce live est terminé. Voici le point sur l'actualité de la journée :

• Déroulement des faits, profil du terroriste, contenu du cours d'éducation civique et profil des gardés à vue... Voici ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur général du Parquet national antiterroriste.

Première soirée sous couvre-feu complet pour une grande partie du pays, alors que la France enregistre un nouveau record de contamination, avec 32 427 nouvelles infections. Vous pouvez consulter la liste des communes concernées dans notre moteur de recherche.


• L'Arménie et l'Azerbaïdjan annoncent une trêve humanitaire dans la guerre qui les oppose au Haut-Karabakh. Cette trêve entrera en vigueur dimanche.

• Trop maladroit, le Racing 92 s'est incliné en finale de la Coupe d'Europe de rugby face à Exeter (31-27). C'est la troisième finale européenne perdue en cinq ans pour le club francilien.

22h12 : Le ministère de l'Education nationale annonce la mise en place d'une cellule d'écoute pour ses personnels après l'assassinat d'un professeur. Voici le numéro de téléphone :

22h05 : Il fait partie des dix personnes placées en garde à vue après le meurtre du professeur Samuel Paty. Franceinfo brosse le portrait d'Abdelhakim Sefrioui, figure de l'islam radical et mobilisé contre l'enseignant tué après son cours sur les caricatures de Mahomet.




(MAXPPP)

21h36 : Si vous l'avez manquée, voici l'intervention de Jean-Michel Blanquer au journal de 20 heures. Le ministre de l'Education nationale se rendra demain à la manifestation place de la République en l'honneur de Samuel Paty.

(FRANCE 2)

20h26 : "Aujourd'hui, l'anonymat sur Internet permet tout et n'importe quoi. Il permet au pire de la nature humaine de s'exprimer".

Le ministre de l'Education nationale termine son intervention par une critique des réseaux sociaux.

20h19 : "La peur n'est pas notre religion. J'en appelle à l'unité du monde adulte, défendre sans peur et sans reproche la liberté, l'égalité, la fraternité et donc la laïcité."

20h17 : "L'Education est notre première défense, nous devons transmettre nos valeurs à nos enfants."

20h13 : "Samuel Paty a été accompagné par la principale du collège lorsqu'il a porté plainte. Il n'y avait pas de menaces de mort contre lui à ce moment-là (...) Personne ne pouvait imaginer qu'il allait être assassiné"

Le ministre répond à une question sur la protection de Samuel Paty après l'incident avec les parents d'élèves.

20h11 : "C'est évidemment profondément choquant. La première chose à dire, c'est l'émotion qui nous étreint tous. Elle ne doit pas être synonyme de peur. Je pense à ce professeur qui n'avait pas peur d'exercer son métier."

Le ministre de l'Education nationale réagit à l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine.

20h10 : Une dixième personne a été placée ce soir en garde à vue dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty. On ignore pour le moment son lien avec le terroriste.

20h07 : Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, est l'invité du journal de 20 heures de France 2. Vous pouvez le regarder sur notre site.

19h59 : Il est 20 heures, voici le point sur l'actualité :

• Un hommage national à Samuel Paty, l'enseignant assassiné à Conflans-Sainte-Honorine, sera organisé mercredi, a annoncé l'Elysée. On ignore pour le moment où il se tiendra.

• Déroulement des faits, profil du terroriste, contenu du cours d'éducation civique et profil des gardés à vue... Voici ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur général du Parquet national antiterroriste.


• Trop maladroit, le Racing 92 s'est incliné en finale de la Coupe d'Europe de rugby face à Exeter (31-27). C'est la troisième finale européenne perdue en cinq ans pour le club francilien.

• La pandémie de Covid-19 a fait au moins 1 105 691 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.

19h51 : Sur les réseaux sociaux, plusieurs enseignants font part de leur colère, de leur tristesse et de leur indignation, avec le hashtag #Jesuisprof. Franceinfo a compilé quelques unes de ces réactions dans cet article.




(DAMIEN MEYER / AFP)

19h31 : Dans un communiqué commun, les syndicats enseignants "expriment leur effroi face à ce crime". "S’attaquer à un enseignant, c'est s'attaquer à l’école qui est un lieu de construction d’un savoir critique, de rencontre de l’autre, de la formation de futur-e-s adultes libres et éclairé-e-s", écrivent-ils, en appelant "à rejoindre massivement les initiatives prévues localement ce dimanche 18 octobre".

19h21 : "Il faut continuer à apprendre, sinon les terroristes ont gagné". Sur les réseaux sociaux, ce témoignage fort d'un élève du professeur assassiné, tourné par le journaliste Clément Lanot, est très relayé.

19h11 : "L'Ecole de la république est notre outil commun de façon la plus efficace. Nous croyons à l'école pour cela, c'est pour ça que nous la défendons. L'Ecole doit être le lieu de la mémoire, le lieu du recueillement, nous invitons les enseignants à faire ce recueillement dès que les vacances de la Toussaint seront finies"

Sur franceinfo, ce dirigeant de la Fédération des conseils de parents d'élèves réagit au meurtre de Samuel Paty.

18h45 : On ignore encore où se tiendra l'hommage national organisé mercredi. L'Elysée précise que la famille de Samuel Paty est associée à ces préparatifs.

18h51 : Plusieurs enquêteurs de la police judiciaire sont arrivés il y 30 minutes au collège du professeur assassiné, rapporte un journaliste de France 2. Il s'agit de perquisitions pour récupérer les cours et documents personnels du professeur, ainsi que des documents dans le bureau de la principale. Les enquêteurs veulent établir la chronologie du conflit avec le parent d’élève placé en garde à vue.

18h18 : L'hommage national au professeur assassiné Samuel Paty se tiendra mercredi, annonce l'Elysée.

18h52 : Bonsoir @Antoine. Parmi les neuf personnes gardées à vue se trouvent les parents, le grand-père et le petit-frère de l'assaillant. Un père d'élève du collège, qui avait protesté dans des vidéos contre le cours donné par l'enseignant, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait soutenu ce parent d'élève, ainsi que sa compagne sont également entendus par les enquêteurs. Les deux dernières personnes font partie de l'entourage "non familial" du terroriste.

18h16 : Bonsoir franceinfo ! Je n'arrive pas à faire le lien entre les personnes actuellement en garde à vue et l'auteur de l'attentat ? Pourriez-vous faire un point à ce sujet ? Merci

18h15 : Déroulement des faits, profil du terroriste, contenu du cours d'éducation civique et profil des gardés à vue... Voici ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur général du Parquet national antiterroriste.




(ABDULMONAM EASSA / AFP)

17h52 : Samuel Paty, professeur d'histoire à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a été assassiné hier soir pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Son meurtrier a été abattu quelques instants plus tard. France info reprend le fil de cette soirée macabre dans cet article.

18h10 : Selon nos informations, Abdelhakim Sefrioui, une figure connue de l'islam radical, fichée S, fait partie des personnes placées en garde à vue. C'est cet homme qui a accompagné le père d'une élève voir la principale du collège, pour se plaindre quelques jours après le cours de l'enseignant au cours duquel il avait montré des caricatures de Mahomet.

17h20 : Faut-il parler du meurtre du professeur de Conflans-Sainte-Honorine à ses enfants et comment ? Voici les conseils de la psychologue Marie-Estelle Dupont invitée du 13 heures de France 2.

18h10 : Le meurtrier du professeur Samuel Paty n'avait plus aucun lien avec la Russie, assure l'ambassade russe. "Ce crime n'a rien à voir avec la Russie, étant donné que cet individu vivait en France depuis 12 ans et avait été accueilli par la patrie française", a déclaré un porte-parole.

17h05 : A Conflans, les participants à la marche en l'honneur du professeur Samuel Paty, tué hier, ont observé une minute de silence et entonné La Marseillaise, rapporte un journaliste sur place.

16h51 : Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, sera l'invité du journal de 20 heures de France 2 ce soir pour évoquer le meurtre du professeur Samuel Paty.

16h13 : "Je me sens très solidaire de sa démarche, très fière de ce qu'il a essayé de faire passer dans sa classe et tellement désolée que cela aboutisse à un tel drame", témoigne sur franceinfo une ancienne professeure présente à la marche de Conflans-Sainte-Honorine en l'honneur du professeur tué.

(FRANCEINFO)

15h54 : Un rassemblement spontané a lieu devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine où Samuel P enseignait. Les journalistes Clément Lanot et Rémy Buisine sont sur place.

15h39 : Voici l'intégralité de la conférence de presse du procureur de la République antiterroriste.

15h47 : Voici ce qu'il faut retenir de cette conférence de presse :

• L'assaillant est né à Moscou en 2002 et était d'origine tchétchène. Il bénéficiait du statut de réfugié et était inconnu des services de renseignement. Il habitait à Evreux et possédait un titre de séjour délivré le 4 mars dernier.

• Le père d'une élève de Samuel P. avait porté plainte pour "diffusion d'image pornographique" après que l'enseignant eut diffusé une caricature de Mahomet nu lors d'un cours sur la liberté d'expression.

• Neuf personnes sont placées en garde à vue, dont le père de cette élève. La demi-sœur de cet homme a rejoint l'Etat islamique en Syrie en 2014.

15h30 : Voici le profil des 9 gardés à vue :

• deux personnes, qui se sont présentées de façon spontanée à la police et ont indiqué avoir été en contact avec l'auteur peu avant les faits

• le père de l'élève, qui est toujours placé en garde à vue. Sa demi-sœur a rejoint l'Etat islamique en 2014 en Syrie et fait l'objet d'un mandat de recherche

• l'homme apparaissant sur la vidéo (qui a accompagné le père au collège) ainsi que son épouse

15h27 : L'assaillant avait enregistré dans son téléphone son texte de revendication ainsi que la photographie de la victime.

15h31 : La principale du collège a fait état d'"appels menaçants" à la suite de ce cours, poursuit le procureur. "Selon les premiers témoignages, l'auteur des faits se trouvait devant le collège dans l'après-midi et avait sollicité des élèves afin qu'ils lui désignent la future victime."

16h06 : "Le support [de cours] montrait deux des caricatures publiées par Charlie Hebdo. Il s'agissait, pour la première, de la une au lendemain de l'attentat du 7 janvier 2015 et pour la seconde, du prophète agenouillé et nu."

15h23 : Le professeur, Samuel P, conteste avoir demandé aux élèves musulmans de sortir. Il dit avoir en revanche proposé à ses élèves de ne pas regarder les dessins, "dans l'hypothèse où ils auraient pu être heurtés", rapporte le procureur. Samuel P a ensuite déposé plainte pour "diffamation publique".

15h24 : Le père s'est ensuite rendu au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine, accompagné de sa fille, pour porter plainte pour "diffusion d'image pornographique". L'élève a indiqué que l'enseignant, préalablement à son exposé, avait demandé aux élèves musulmans de lever la main et de sortir.

15h19 : "Les deux hommes exigeaient avec virulence le renvoi du professeur", décrit le procureur. "Le soir même, le parent publiait sur son compte Facebook un texte dans lequel il nommait le professeur et incitait à 'dire stop'."

15h19 : Le père de cette élève demandait l'exclusion du professeur et mentionnait son numéro de téléphone. "Le 8 octobre, en fin de matinée, le père de l'élève, accompagné d'un second individu, ont été reçus par la responsable de l'établissement", poursuit Jean-François Ricard.

15h17 : Le procureur revient sur le contexte du cours donné par Samuel P, sur la liberté d'expression. "Un débat avait été organisé sur la publication des caricatures de Mahomet (...) dès le 7 octobre au soir, le père d'une des élèves publiait sur son compte Facebook un récit des faits faisant état de la diffusion d'une image du prophète nu et appelait à la mobilisation contre le professeur."

15h12 : "Il présentait de multiples plaies à la tête, à l'abdomen", décrit le procureur, concernant la victime, Samuel P. Le parquet national antiterroriste s'est saisi des chefs d'"assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "d'association de malfaiteurs".

15h11 : "J'ai exécuté un de tes chiens de l'enfer qui a osé rabaisser Mouhammad". Le procureur cite un tweet publié par un compte appartenant à l'auteur des faits, peu après l'attentat.

15h33 : "Un couteau de type poignard, une arme de poing de type airsoft et cinq cartouches de gaz (…) ont été saisies", poursuit le procureur. L'assaillant portait un titre de séjour, il était né le 12 mars 2002 en Russie, il bénéficiait du statut de réfugié et était inconnu des services de renseignement. Il n'avait jamais été condamné.

15h08 : "La police municipale désigne un homme porteur d'une arme comme auteur désigné des faits. Les policiers nationaux ont identifié ce dernier", a expliqué le procureur.