Bonbonnes de gaz : ce que l'on sait des huit suspects en garde à vue

Cinq jours après la découverte d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz près de Notre-Dame de Paris, franceinfo fait le point sur ce que l'on sait des personnes interpellées.

Des policiers devant un immeuble de Boussy-Saint-Antoine (Essonne), où a lieu l\'arrestation de trois femmes, le 8 septembre 2016.
Des policiers devant un immeuble de Boussy-Saint-Antoine (Essonne), où a lieu l'arrestation de trois femmes, le 8 septembre 2016. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Au lendemain de l'interpellation de quatre personnes dont trois femmes à Boussy-Saint-Antoine dans l'Essonne et cinq jours après la découverte d'une voiture bourrée de bonbonnes de gaz et de bidons de gasoil, huit personnes sont toujours en garde à vue. franceinfo fait le point sur ce que l'on sait des conditions de leurs interpellations et des profils des gardés à vue.

Une interpellation délicate jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine 

Jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine ( Essonne), les policiers de la DGSI ont interpellé trois femmes à la sortie de leur appartement. La plus jeune a alors attaqué et blessé un policier à l'aide d'un couteau. Les forces de l'ordre ont répliqué pour la mettre hors d'état de nuire : elle a été blessée à la cuisse et à la cheville. Selon Bernard Cazeneuve, le ministre des Transports, "ces jeunes femmes âgées de 39, 23 et 19 ans, radicalisées, fanatisées, préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes et imminentes". "Le terrorisme, c'est toujours ce qui frappe ailleurs, ce qui frappe loin. On s'attend à tous, sauf à ce que dans une petite commune comme la nôtre, il puisse y avoir un lien avec une entreprise terroriste", a réagi Romain Colas, le député-maire (PS) de Boussy-Saint-Antoine.

L'une des suspectes avait prêté allégeance à Daech 

L'une des suspectes prénommée Inès, la plus jeune des trois femmes interpellées jeudi soir est, selon les informations de franceinfo, la fille du propriétaire de la Peugeot 607 chargée de bonbonnes de gaz, retrouvée ce week-end près de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. 

En dépit de son hospitalisation, elle a été entendue cette nuit par les enquêteurs. Selon les informations recueillies par franceinfo,  Inès, 19 ans, avait prêté allégeance à Daech. Cette suspecte comme deux autres femmes  âgées de 23 et 39 ans sont toujours en garde à vue vendredi matin. Avec une autre complice, elle est soupçonnée d'avoir tenté de mettre le feu à la voiture chargée de bonbonnes de gaz et de petits bidons de gasoil, retrouvée le week-end dernier près de Notre-Dame-de-Paris. 

Le renseignement belge connaissait la jeune femme de 19 ans

Cette suspecte était activement recherchée depuis dimanche. Elle était connue pour sa radicalisation accélérée et sa volonté de rejoindre la Syrie et Daech. Nos confrères de la RTBF rapportent également que la jeune femme de 19 ans apparaît dans un dossier du parquet fédéral belge, lié à une enquête sur des tentatives de départ en Syrie. Elle a pu servir de "facilitatrice" pour aider au départ de candidats au djihad vers la Syrie.

Des liens avec Larossi Aballa, assassin du couple de policiers de Magnanville 

Un quatrième suspect  a été interpellé jeudi soir. Mohamed Lamine A., fiché "S" est le frère d'un homme actuellement en détention pour ses liens avec Larossi Aballa, l'assassin de deux policiers de Magnanville en juin dernier. Par ailleurs, les enquêteurs ont déjà établi que l'une des femmes en garde à vue a été en relation avec Larossi Abballa, le tueur du couple de policiers de Magnanville au mois de juin dernier. Par ailleurs, parmi les cinq femmes interrogées par les enquêteurs, selon les informations de franceinfo, une autre avait également des liens avec Hayat Boumedienne, la compagne d'Amedy Coulibaly, le tueur de l'Hyper Cacher, soupçonnée d'avoir fui en Syrie et toujours recherchée.