Terrorisme : le procès de la cellule d'Argenteuil s'est ouvert

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Terrorisme : le procès de la cellule d'Argenteuil s'est ouvert
France 3
Article rédigé par
S. Neumayer, E. Pelletier, J-M. Mier, P. Bouchetou - France 3
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Le procès des sept suspects du projet d'attentat déjoué juste avant l'Euro 2016 en France s'est ouvert lundi 8 mars. Parmi eux, figure celui soupçonné d'être le cerveau du projet. 

Le procès des sept suspects du projet d'attentat déjoué juste avant l'Euro 2016 en France a débuté lundi 8 mars. À l'ouverture de l'audience, Reda Kriket, soupçonné d'être le cerveau de ce projet, est d'abord entré dans le box des accusés sans avocat, affirmant reconnaître uniquement "les lois de Dieu". Mais il a fini par accepter d'être représenté. "Il conteste la législation française, mais souhaite tout de même être défendu sur les faits [...]. M. Kriket a, depuis le début de cette affaire, contesté tout projet d'attaque terroriste sur le sol français", a déclaré son avocat, Me Yassine Bouzrou.

Déjà condamné en Belgique en 2015

Reda Kriket a été interpellé en mars 2016, quelques jours après les attentats de Bruxelles (Belgique). Né à Courbevoie (Hauts-de-Seine) en 1982, il était surveillé depuis plusieurs semaines. Lorsque la police a pénétré dans son appartement ce jour-là, elle a découvert un arsenal d'une ampleur inédite : cinq fusils d'assaut, sept armes de poing et plus d'un kilo d'explosifs.

En 2015, Reda Kriket a été condamné en Belgique pour son appartenance à une filière d'envoi de djihadistes en Syrie aux côtés d'Abdelhamid Abaaoud, l'un des organisateurs des attaques du 13 novembre à Paris. Selon les autorités, la cellule d'Argenteuil (Val-d'Oise) prévoyait de frapper durant l'Euro de football en 2016. L'accusé conteste et déclare n'être qu'un braqueur qui voulait se faire de l'argent en revendant ses armes ; une stratégie de défense dénoncée par les parties civiles. 

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