Attentat déjoué à Paris : "la loi de renseignement n'aurait pas permis de changer grand-chose"

Invité sur le plateau de France 2, Alain Rodier revient sur l'affaire Sid Ahmed Ghlam.

France 2

Selon Alain Rodier, ancien officier supérieur pour les services de renseignements français, il n'y a pas eu de raté ou d'erreur dans l'affaire concernant Sid Ahmed Ghlam. "Nous sommes dans un Etat de droit. L'enquête a eu lieu et aucun indice ne permettait de laisser penser que l'individu allait passer à l'acte", affirme-t-il, en direct sur le plateau de France 2.

Alain Rodier explique que les effectifs de police sont limités et qu'il y a de nombreux suspects. Comme les frères Kouachi, Sid Ahmed Ghlam a eu l'intelligence de ne plus rien faire pendant un moment, de rentrer en immersion et de se faire oublier des services de sécurité.

Pour surveiller un individu, on compte 20 fonctionnaires de police

Pour lui, les jihadistes ne sont pas pour autant en train de s'adapter à notre surveillance. "Cette capacité à la dissimulation a toujours existé dans les mouvements terroristes. C'est d'ailleurs leur gage de survie et d'efficacité", ajoute-t-il.

Enfin, Alain Rodier affirme que la loi de renseignement n'aurait pas permis de changer quelque chose puisque Sid Ahmed Ghlam avait déjà été repéré, principal but de ce projet de loi.

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