Arnaud Beltrame "a réagi avec son courage, son sang-froid et son sens d'analyse"

Le général Bernard Clouzot, commandant de la gendarmerie d'Occitanie, a expliqué, vendredi sur France Bleu Occitanie, que depuis l'attentat de Trèbes (Aude), le schéma national d'intervention a été réadapté à la menace terroriste

La municipalité de Marcq-en-Baroeul (Nord) rend hommage au Lieutenant Colonel Arnaud Beltrame, décédé le 23 mars 2018 à Trèbes (Aude).
La municipalité de Marcq-en-Baroeul (Nord) rend hommage au Lieutenant Colonel Arnaud Beltrame, décédé le 23 mars 2018 à Trèbes (Aude). (FRANÇOIS CORTADE / FRANCEBLEU NORD)

"Arnaud Beltrame reste un exemple pour son abnégation, son courage, le service qu'il a montrés aux autres", a rappelé le général Bernard Clouzot, commandant de la gendarmerie d'Occitanie, vendredi 22 mars, sur l'antenne de France Bleu Occitanie. Un an après le sacrifice et la mort du militaire pour sauver une otage dans le Super-U de Trèbes attaqué par un terroriste, le patron des gendarmes de la région lui a rendu hommage.

"Il n'a pas bravé les règles militaires, il a réagi avec son courage, son sang-froid, son sens d'analyse pour faire face à une situation extra-ordinaire et pour laquelle on n'est pas préparé au quotidien", s'est souvenu le général Clouzot. Il a reconnu un "acte individuel" de la part du militaire, mais "étant présent sur les lieux, ayant la lucidité, sachant ce qui se mettait en place avec la convergence des moyens de gendarmerie et du GIGN, il a fait ce choix parce qu'il pensait que c'était le meilleur pour sauver un otage".

Des changements en matière de sécurité

Depuis cet attentat, le schéma national d'intervention a été réadapté à la menace terroriste. Le temps de réaction du GIGN ayant été jugé trop long, à l'époque, par certains. Mais, le général Bernard Clouzot rappelle les conditions d'intervention de ses hommes, il y a un an. "Il y avait déjà une antenne du GIGN à Toulouse, à l'époque, elle existait depuis 2004 mais sous un autre nom", précise-t-il.

"En moins d'une heure, 12 militaires de Toulouse étaient à Trèbes et en moins de deux heures, 32 des 35 militaires de l'antenne étaient sur place. C'est une vraie réactivité. Après, aller vite est une chose, mais il faut analyser la situation pour s'engager en sécurité et prendre les bonnes mesures."