Un mandat d’arrêt international émis par la justice française contre le chef autoproclamé de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi

Une information judiciaire a été ouverte le 8 octobre pour "direction ou organisation d'association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Le chef de l\'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, dans une vidéo publiée le 29 avril par l\'organisation djihadiste.
Le chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, dans une vidéo publiée le 29 avril par l'organisation djihadiste. (- / AFP)

Un mandat d’arrêt international a été émis par la justice française contre le chef autoproclamé de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, et contre Abou Mohammed al-Adnani, ancien porte-parole du calife, a appris franceinfo de source judiciaire vendredi 18 octobre. Ces mandats d’arrêt ont été délivrés par des juges d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 8 octobre par le parquet national antiterroriste pour "direction ou organisation d'association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Des familles de victimes des attentats du 13 novembre 2015 voulaient qu'Abou Bakr al-Baghdadi soit jugé, en tant que complice au moins par provocation, pour avoir donné des instructions pour commettre ces attentats qui ont fait 131 morts et des centaines de blessés à Paris et à Saint-Denis. C’est ce qu’avait révélé France Inter, le 12 septembre dernier.

20 suspects mis en examen, dont Salah Abdeslam

"Les éléments que nous avons à notre connaissance est qu'il a rencontré en Irak Abdelhamid Abaaoud, l'un des auteurs des attentats, et que lors de cette rencontre ils auraient fixé la date du 13 novembre", avait précisé sur France Inter, Aude Rimailho, l'une des avocates qui avait demandé un mandat d'arrêt contre Abou Bakr al-Baghadi.

Les six juges d'instruction chargés du dossier ont mis en examen 20 suspects, dont Salah Abdeslam, seul survivant des commandos des attaques sanglantes. Des mandats d'arrêt internationaux avaient été émis contre les frères Clain et le présumé commanditaire Oussama Atar. Le gigantesque procès des attentats du 13 novembre doit débuter en 2021, avec quelque 300 avocats pour défendre 1 700 parties civiles.