INFO FRANCEINFO. Attentats du 13-Novembre : une cinquantaine de nouvelles demandes d'indemnisation déposées depuis le début de l'année

Ces nouvelles demandes auprès du Fonds de garantie des victimes de terrorisme montrent que les séquelles psychologiques sont plus longues à se stabiliser chez les victimes des attentats du 13-Novembre que pour les autres actes de terrorisme.

Des fleurs en hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, devant le Bataclan, à Paris, le 28 novembre 2015.
Des fleurs en hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, devant le Bataclan, à Paris, le 28 novembre 2015. (OLIVIER BÉNIS / FRANCE-INTER)

Le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) va dresser mardi 5 novembre un état des lieux de la prise en charge des victimes des attentats du 13 novembre 2015. Franceinfo vous dévoile d'ores et déjà un chiffre : une cinquantaine de nouvelles victimes ont saisi le Fonds de garantie depuis le début de l'année 2019. Cela montre que le traumatisme des victimes des attentats de masse s'étend sur une durée bien plus longue que celui d'autres victimes d'actes de terrorisme. Certaines étaient trop traumatisées pour le faire avant, d'autres au contraire s'estimaient heureuses d'être en vie et ne pensaient pas "mériter" une indemnisation.

Ce qu'observe le fonds de garantie, c'est que les séquelles psychologiques sont plus longues à se stabiliser chez les victimes des attentats du 13-Novembre. En moyenne, on estime à une période allant de 18 mois à deux ans après les faits le temps nécessaire à ce que les assureurs appellent "la consolidation" psychologique et/ou physique. Dans le cas des attentats de Paris et de Saint-Denis, il est impossible de déterminer un temps moyen, même si 80% des victimes ont reçu une offre d'indemnisation définitive. Depuis les attentats de 2015, plus de 6 000 personnes ont été indemnisées par le Fonds de garantie.