Vidéo Procès des attentats du 13-Novembre : François Hollande se défend d'avoir "sous-estimé" la menace terroriste

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Selon l'ancien président de la République, les services de renseignement "ne sont pas passés à côté" de cette menace à l'époque.

François Hollande, président de la République au moment des attentats du 13-Novembre, s'est défendu mercredi 8 septembre, sur franceinfo, d'avoir sous-estimé la menace terroriste à l'époque. "Si j'avais sous-estimé la menace, je n'aurais pas décidé de l'intervention de la France au Mali [contre les jihadistes] dès le début de l'année 2013, je n'aurais pas agi comme je l'ai fait pour que la France soit membre de la coalition internationale contre Daech en Irak et en Syrie" et "je n'aurais pas fait voter un certain nombre de lois sur le renseignement notamment puisqu'il y avait là beaucoup de retard qui avait été pris", a-t-il affirmé.

>> Le procès historique des attentats du 13-Novembre s'ouvre devant la cour d'assises spéciale de Paris. Suivez notre direct

"Quand un attentat se produit, la question 'est ce que les services ne sont pas passés à côté ?' est légitime", a toutefois admis l'ancien chef de l'État, qui fait partie des témoins cités au procès des attentats du 13-Novembre 2015, qui débute mercredi à Paris. "Non, ils [les services de renseignement] ne sont pas passés à côté", a-t-il insisté, rappelant qu'Abdelhamid Abaaoud, le chef opérationnel de ces attentats "était identifié comme celui qui notamment en Syrie préparait les attentats, formait les opérateurs monstrueux de ces attentats". "C'est vrai qu'il est arrivé en Europe et ça, les services de toute l'Europe sont passés à côté", a-t-il reconnu.

"Quand un attentat est déjoué, personne ne vient féliciter les services de renseignement", a observé François Hollande. "Durant mon mandat nous avons déjoué beaucoup d'attentats", a-t-il indiqué. 

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