Au procès des attentats du 13-Novembre, les accusés s'énervent et la cour hausse le ton

Plusieurs accusés se sont agités durant une audience des parties civiles, vendredi 15 octobre.

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Le banc des accusés au premier jour du procès des attentats du 13-Novembre, devant la cour d'assises spéciale de Paris, le 8 septembre 2021. (ELISABETH DE POURQUERY / FRANCEINFO)

Plusieurs accusés ont perdu leurs nerfs lors du procès des attentats du 13-Novembre, vendredi 15 octobre, obligeant le président Jean-Louis Périès à suspendre brièvement l'audience. Les incidents ont commencé alors que des rescapés britanniques du Bataclan témoignaient à la barre. Alors qu'un nouveau témoin s'apprêtait à prendre la parole, un mouvement a agité le box des accusés. "Avec les [autres] gendarmes, y'avait pas de problème, avec cette équipe d'handicapés c'est tous les jours des problèmes !", a éructé Mohamed Abrini, un des logisticiens des attentats.

Un autre accusé, Mohamed Bakkali, accusé d'avoir loué des appartements pour les commandos, s'est levé à son tour et s'est plaint des "contraintes" imposées par les gendarmes. "Ils veulent nous écraser", a-t-il déclaré.

Le premier incident en trois semaines

Mohamed Abrini a ensuite repris la parole, se plaignant que les gendarmes intiment aux accusés de se taire. "J'ai envie de parler avec mon pote", a-t-il vociféré en faisant référence à Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. "Monsieur Abrini, il y a interdiction de communiquer entre vous pendant l'audience", lui a rappelé le président.

Après d'autres échanges, Salah Abdeslam s'est levé à son tour, exigeant de quitter le box. "C'est pas vous qui décidez. Vous vous asseyez et puis c'est tout. Vous voulez un outrage à magistrat, c'est ça que vous voulez ?", a menacé le président, avant de suspendre l'audience quelques minutes. "Je pense avoir fait preuve de considération à l'égard des accusés, j'aimerais qu'il en soit de même de la part des accusés vis-à-vis de la cour. A bon entendeur, comme dirait l'autre", a-t-il poursuivi, avant de suspendre l'audience durant quelques minutes.

A la reprise, Jean-Louis Périès a rappelé que "c'est au président qu'il appartient de régler ce qui se passe à l'intérieur du box". "Il y a interdiction de communiquer entre vous, on va veiller à ce que cela soit davantage respecté", a-t-il insisté. Il s'agit du premier incident d'audience qui éclate en trois semaines de procès. Les accusés étaient pour la plupart restés silencieux depuis le début de l'audition des parties civiles.

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